REFLEXION

Pauvreté et anarchie à la périphérie Ouest de Tissemsilt

Que faut-il faire pour que les responsables aperçoivent que les trois entrées de la ville de Tissemsilt ne reflètent guère le visage d’une ville de chef-lieu de cette capitale de l’Ouarsenis, ce visage de la ville est resté tel que le changement n’est apparu que superficiellement. Pire encore, la situation s’est dégradée davantage, des images désolantes frappent les visiteurs dès la pénétration de l’une des périphéries de la ville notamment la périphérie Ouest plus connue sous l’appellation de Sid-Bentamra



A la vue de ces décharges sauvages ou sachets en plastique, gravats et autres détritus sont les images qui attirent le plus, à cela s’ajoute la dégradation complète de l’ancienne piste qui relie ce quartier au reste de la ville, il y a quelque temps, l’accès à ce quartier était relativement carrossable mais de nos jours il n’y a aucune chance à l’accès notamment en période de pluie, la seule route qui reliait ces ensembles de constructions sauvages appelés Kef Sidi-Bentamra, El-Karia et Cherifa, ses habitants n’ont pas fini de se débattre dans de multiples problèmes qui hypothèquent le développement et l’épanouissement de leurs quartiers. Une situation des plus intenables que vivent ces habitants depuis longtemps, ils disent qu’ils se sont adressés aux autorités locales à travers des dizaines de pétitions dans lesquelles ils réclament leur part dans le développement de la ville mais il semblerait disent-ils que leurs préoccupations sont les derniers de leurs soucis, le manque d’hygiène, l’insalubrité, les immondices, des désagréments qui sont le lot quotidien des occupants des lieux où même les animaux y vivent, à ces endroits on trouve de petites écuries de bétail, de poulets et même de chevaux. Les fils électriques forment de véritables toiles d’araignée, l’éclairage public est inexistant ou défaillant dans le meilleur des cas, une situation propice aux vols et agressions en plus des risques d’accidents susceptibles de survenir avec d’éventuels raccordements  illicites à l’énergie des endroits où s’entasse une population très pauvre qui a déserté ses localités d’origine pour venir y s’installer, les pistes sont  non carrossables et la route est défoncée, des travaux ont été engagés il y a près de deux ans en procédant au décapage de l’ancienne piste ouverte par les efforts personnels des habitants et depuis aucune action n’est venue dans l’objectif d’achever ce projet, des habitants de cette partie de la ville nous ont déclaré « aucun responsable ne s’est inquiété de notre sort, au passé c’était à nous d’ouvrir cette route, de ramener du remblai et d’hérissonner la route pour qu’elle devienne praticable, mais depuis que les responsables avaient ordonné une opération de décapage, nous nous sommes retrouvés complètement isolés de la ville, l’urgence du temps nous pousse à donner l’alarme. A rappeler que ces bâtisses de fortune qui ceinturent la partie ouest de la ville jusqu’à l’étouffement abritent des centaines de familles qui n’ont plus à qui d’autres s’adresser qu’aux responsables locaux, ils affirment que la situation ne cesse de se dégrader de plus en plus et interpellent particulièrement les autorités locales à leur tête Monsieur le wali en urgence pour une intervention efficace qui permettra d’alléger les souffrances des habitants et garantir le minimum des commodités pour une vie respectable.

A.OULD EL HADRI
Dimanche 11 Mai 2014 - 21:29
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