REFLEXION

Pauvre et riche…. Le paradoxe

Alors que l'Algérie compte une majorité importante de citoyens et de familles entières qui vivent sous le seuil de la pauvreté, nos gouvernants et nos élus se sont focalisés sur les bienfaits et les affaires. Inconscients des fléaux qui se succèdent, ils sont allés jusqu'à faire de ce pays une plaque tournante des trafiques en tout genre.



Pauvre et riche…. Le paradoxe
A l'instar des autres pays, où les populations sont confrontées à la pauvreté et la malnutrition en pire, l'Algérie n'en demeure pas moins touchée et compte une majorité importante de citoyens et de familles entières qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Une situation qui met en lumière l'inégalité flagrante, d’où la disparition de l'équilibre social voir aux deux extrêmes. Notre pays est aussi gagné par la pauvreté et est logé à la même enseigne que les autres ; il n'y a qu'a voir l'état de déliquescence introverti du citoyen algérien, d’où la situation dégradante de familles qui subissent les effets des inégalités et de la pauvreté qui ne cessent de gagner du terrain investissant des foyers entiers. De nos jours, et dans nos villes, on n'a pas fini de croiser, ces misérables, ces mendiants, ces clochards et ces sans domiciles fixes aux visages anonymes.
La misère et la clochardisation font des ravages !
En voyant cela, nous, simples citoyens, il est naturel que l'on se pose des questions, pour mieux comprendre un état d'esprit réticent et imperturbable qu'affichent les pouvoirs publics, et ce n'est qu'en battant en brèche, ces approximations protocolaires qui nous ligotent que l'on pourrait voir enfin la réalité et pouvoir se dire entre quatre yeux ce qu'on ne se dit pas, de peur de froisser nos responsables. Dans notre situation nous ne pouvons demander aux autres de balayer devant leur porte, puisque nous devons le faire avant car aujourd’hui il suffit de déambuler dans les rues de nos villes, pour voir ce nombre impressionnant de délaissés pour compte marqués par les ravages de la misère et de la clochardisation, constat démoralisant, pour toute personne qui a un brin d'humanité en elle. Aujourd'hui dans nos cités, Il n'est pas rare de croiser ces âmes en perdition ou être heurté par la misère de ces enfants que l’on rencontre, à tout bout de champ et toute personne sensible se sent scandalisée par l'impassibilité des responsables. En parcourant les artères, les rues, les avenues et certains endroits de nos cités c'est un spectacle désolant, mettant en lumière cette misère qui se reflète dans les yeux de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants que l’on retrouve assis parfois à même le sol quémandant une pièce, pour une maigre pitance. L’Algérie, pourtant à l'abri, par rapport aux autres pays, est privilégiée par les ressources que Dieu dans sa miséricorde a bien voulu lui donner, mais semble ne pas sortir de ce cycle infernal, où personne ne semble concerné par cette détresse et cette mal vie criante qui s'installe crescendo parmi le peuple et qui s'aggrave de plus en plus avec le chômage. Nos hommes se sont pervertis et font dans l'exclusion de ces nombreuses couches sociales, qui vivent en reclus acculés par la pauvreté, démunies et considérés par certains comme fardeau de la société.
Disparition de la classe moyenne !
En effet cette situation avec la disparition de la classe moyenne qui était l'indicateur commun, il est difficile de retrouver un équilibre juste et équitable, à cause du décalage des classes sociales, entre elles. Aujourd'hui que faut il penser lorsque l’on voit cette dilapidation frénétique des deniers de l'Etat et du peuple dans les différentes cérémonies, cercles et festivités fantaisistes, alors que l'on ne se soucie point de la détresse des autres. Le paradoxe d'une telle situation vécue me fait penser à tout l'argent qui a servi à l'organisation du Festival Panafricain, ou autres cérémonies, alors qu'il reste beaucoup à faire, pour notre pays et pour notre société, oubliant tous les dépourvus et toutes les âmes perdues de la société, qui sont marginalisés par le système. Souvenez-vous de ce mois de juillet où la capitale algérienne a rythmé au son de l'Afrique, personne n'a pensé à ces personnes qui n'avaient pas de quoi se vêtir, se nourrir ou de se loger alors que l'on s'amusait et l'on festoyait, sans aucune mesure.
Le paradoxe
L’on se demandera certainement pourquoi revenir sur un événement qui vient de se passer et qui n'est plus d'actualité. Là n'est pas la question puisque c'est juste un rappel pour expliquer à juste raison le paradoxe, incompréhensible qui a toujours été le sens commun des pays qui font dans l'excès et exclusivement pour les plus pauvres de la planète, en l'occurrence les pays africains. Une rétrospective mérite d'être rapportée sur ces pays qui sont dans la tourmente et dont les peuples vivent dans la misère extrême, où les guerres et la famine font rage, nous surprennent, par leur passivité affichée, pour oser sans commune mesure montrer un visage autre que celui qui reflète une réalité des plus paradoxales. La décence n'étant plus à l'ordre du jour vis-à-vis de leurs peuples respectifs soumis à la cruauté des systèmes en place affichant une sorte d’allégresse, qui n'a de vérité que la vraie détresse de ces sociétés plus violentes et inégalitaire aux yeux du monde. Alors que les peuples de ce continent ne cessent de montrer des signes de lassitude politique sous des régimes totalitaires instaurés au gré des coups d'Etat successifs. Dans ce dédale fantomatique, on ne voit que les ombres de ces sociétés en déperdition et de ces enfants qui se muent dans la famine, alors que les richesses sont parfois visibles, mais pillées par des dirigeants qui se sont déjà fait une place au soleil, pour garantir leur avenir et celui de leurs enfants. L'argent des peuples de ces pays repose dans les banques suisses et étrangères sans vergogne, alors que le fossé ne cesse de se creuser entre riches et pauvres. Le festival Panafricain a battu son plein en Algérie et pendant ce laps de temps personne n'aura fait attention à ce que cache ces festivités, alors que passer cette ambiance de fête qui a réuni des pays africains en mal d'équilibre sociétaire et dont les échos nous parviennent et ne font que confirmer les crises ce qui présage d'un avenir sombre et incertain pour ces peuples.
La corruption à tous les échelons ?
L’indécence des gouvernements de ces pays que partage le nôtre est à son comble, pour fêter un je ne sais quoi alors que les peuples se démènent difficilement, pour cacher toute cette misère derrière tant de cérémonies opulentes. Plusieurs pays de ce continent sont empêtrés dans les scandales financiers, la mauvaise gestion, la crise sociale, la bureaucratie galopante et une corruption à tous les échelons, que faut-il penser de cette fuite en avant. Notre pays qui est passé par tant d'épreuves et que le peuple algérien dans son malheur a assumé, alors qu'on devrait lui être reconnaissant, pour le sacrifice consentis. Il suffit de revenir sur les décennies passées, qui ont fait basculer le pays dans l’incertitude et la confrontation et qui aura coûté la vie à des milliers d'innocents, pour qu'il ne tombe pas dans la guerre civile. Dans ce passé récent le peuple, pour tenter d’oublier son dénuement pour un peu qu’il soit broyé par la machine destructrice de l’extrémisme, malheureusement qui a fait des milliers de victimes, s'est vu pris entre le marteau et l'enclume.
Le prix de la pauvreté
Cette décennie ensanglantée la population en a payé le prix et vient juste de se relever mais cela n'a eu pour effet que d'accentuer les écarts, partant de la division prestataire sans aucun avantage, comme flouer et considérer comme le dindon de la farce. Après cette décennie noire nous voila tous autant que nous sommes, avec la cohorte des nécessiteux devenant un problème majeur, alors que les représentants des mouvances islamistes ont pris leur retraite en silence bénéficiant des largesses de l’état. Nos gouvernants auront ils oublié que ce peuple a été le bouclier pour un temps et le ciment d’un prélude populaire issu des mondes ruraux et urbains, pour combattre une plaie qu'il n'a pas accepté et qu'il a vaincu par l'unité et les leçons de novembre 1954. Aujourd’hui dans le contexte qui prévaut les organisations politiques, et nos gouvernants voient à nouveau le jour dans les alliances se terrant et contractant l’intérêt après la paix revenue sur le dos du peuple et force est de constater que nos élus se sont focalisés sur les bienfaits et les affaires seulement. Inconscient des fléaux qui se succèdent, ils sont allés jusqu'à faire de ce pays une plaque tournante des trafiques en tout genre, Quant à la pauvreté, celle-ci à prit racine pour se perpétuer, dans le pays faisant le lit des fléaux sociaux dans un contraste des plus significatifs, avec la clochardisation qui à eu pour effet de dénaturer tout ce à quoi le citoyen Algérien aspire, à savoir: La paix, la justice sociale et une vie décente. Est-ce trop demandé et verra t-il un jour prochain se réaliser un tel rêve. C'est croire au conte de fait en faite.

Benyahia Aek
Mercredi 6 Janvier 2010 - 23:01
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