REFLEXION

Pauvre Egypte !

Comme il fallait s’y attendre, les égyptiens n’ayant pu avaler la pilule de la défaite, ils décident de la transposer dans un autre décor, celui de la politique, où tous les médias ont été mis à contribution.



Pauvre Egypte !
Diatribes, insultes, calomnies, manque de respect, rien n’a été laissé au hasard dans une campagne hystérique soigneusement préparée par les dignitaires du régime et à leurs têtes les deux gigolos Moubarek avec la bénédiction de leur géniteur, cela s’entend. Les médias égyptiens redoublent de férocité pour désigner l’Algérie comme exutoire aux multiples frustrations de leur peuple. Mais la réalité est tout autre, car cette haine ne date pas d’aujourd’hui et n’a rien à voir avec le sport, mais elle est d’ordre politique. L’un des deux rejetons du vieux est allé même à assimiler les supporters algériens à des mercenaires à Oumdorman, où s’est déroulé le match de l’humiliation et de la défaite. Les égyptiens réclament corps et âmes de leur président qu’il intervienne pour laver l’affront des algériens, mais de quel affront s’agit-il, c’est de hystérie à l’état pur, car s’il y a réellement affront à laver il serait plutôt du côté des israéliens, qui ont réduit la grande Egypte en terre de reddition et en peuple soumis, c’est celui-là le véritable affront. L’Egypte a perdu depuis longtemps sa crédibilité auprès des pays arabes, depuis 1979 plus précisément. Politiquement parlant, l’Egypte n’est pas un pays aussi solide qu’on peut le croire, l’Egypte est une bombe à retardement, ses dirigeant se sont mis dans la gueule du loup et c’est trop tard, ils ne peuvent plus reculer, surveillée de toute part, l’Egypte ressemble à cette femme malade agonisante et dont le coma n’a que trop duré. Le traitement réservé aux algériens n’est pas digne d’un pays qui se prétend être civilisé, frère et dont l’histoire commune en fait la fierté des deux peuples, malheureusement, la nature humaine est comme ça, on peut être trahi à n’importe quel moment et par n’importe qui, même le plus proche de soit. Léonid Brejnev, répondant à une question d’un journaliste qui lui demandait qui sont ses ennemis et ses amis, il fit une petite grimace et lui lança : « Surveillez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en occupe ». Nous, les algériens, sommes fiers de notre histoire, de notre présent, fiers d’avoir été toujours au chevet des guerres de libération nationale et des peuples opprimés et le plus désolant dans toute l’histoire, le jour où les deux gigolos Moubarak nous insultaient et nous traitaient de terroristes, le vieux papa était en accolade avec le président d’Israël. Nous, nous sommes persuadés que nous n’avons été les auteurs ni d’atteinte, ni d’avanie, ni de gifle, ni d’humiliation, ni d’ignominie, ni d’insultes, ni d’injures, ni de mépris, ni d’offense, ni d’opprobre, ni d’outrage, ni de vexation contre les égyptiens, seulement les acteurs d’un match de football gagné sur le terrain par un but à zéro.

Amara Mohamed
Lundi 30 Novembre 2009 - 09:50
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CHRONIQUE
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