REFLEXION

PROMENADE IBN BADIS (EX-PROMENADE DE L’ETANG) : D’un lieu de détente à un lieu de délinquance

La promenade Ibn Badis, appelée autrefois la promenade de l’Etang, créée en 1836, devenue un site protégé en 1952, qui faisait la fierté de toute la ville d’Oran, négligée par les responsables locaux, est aujourd’hui le fief de la délinquance par excellence.



Ce site d’une rare beauté, est devenu le bastion de l’insécurité, la débauche, les jeux de hasard, et une beuverie. Depuis cet endroit, vous avez une superbe vue du port d’Oran et de la vieille ville. Le jardin, d’une superficie de 6 hectares, est composé de diverses essences végétales dont certaines sont très rares, notamment des ficus, conifères et aloès, sans oublier des palmiers offrant ainsi un espace de verdure, non loin du centre-ville d’Oran. Des activités culturelles y sont organisées de temps à autre par l’APC d’Oran et certaines associations. Ce petit espace ludique, faisait jadis effectivement la joie des enfants, ainsi que des familles qui chaque week-end s’y rendaient pour prendre un bol d’air frais et se divertir. Malheureusement, certaines personnes par manque de civisme l’ont dégradé dans tous les sens du terme. «Dans quel intérêt ce jardin a-t-il été saccagé ? C’est de la sauvagerie, se révolte un père de famille. Afin de le préserver, il est nécessaire que les services concernés de l’APC y affectent des gardiens» souhaite notre interlocuteur qui ne manque pas de signaler «qu’il présente un danger permanent pour les visiteurs». En parcourant les dédales du jardin, tout le monde peut constater que des groupes de délinquants y ont élu domicile. Regroupés autour de bouteilles de vin et fumant des joints de kif, ces jeunes et moins jeunes, considèrent ce jardin comme leur antre. En parcourant les dédales, tout le monde peut constater, que de par leur oisiveté, certains importunent même les visiteurs, surtout les jeunes filles. Pour d’autres, le jardin de la promenade Ibn Badis fait carrément office de domicile. Ils y passent la nuit sous les arbres séculaires. Les gardiens censés surveiller les lieux, ont des liens d’amitié avec ces délinquants et restent peinards, alors que des femmes et leurs enfants de passage, se font réprimer.

Medjadji. H
Mercredi 16 Octobre 2013 - 22:00
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Oran
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