REFLEXION

PROCeS DE MAITRE BELKADARI ADNAN : Victoire de la robe noire à Mostaganem



Pour une ouverture d’un procès à l’encontre d’un avocat chevronné incriminé devant la barre sur la base de présumées invectives proférées en pleine audience mais qui se sont avérées inexistantes sur le plumitif d’audience, le procès s’est bel et bien converti en un procès en rapport avec la robe noire pour parler, non pas forcément de maitre Belkadari Adnan, mais surtout de l’éthique et de l’immunité souvent sciemment piétinés. C’en est là le contenu de plusieurs plaidoyers de la défense dans cette affaire ayant mis à pied d’égalité une justiciable, Mme B.F., et un avocat censé être d’abord dans l’immunité de l’exercice de sa fonction et aussi celle du tribunal. Evènement qui, du reste, n’a pas manqué de drainer au tribunal correctionnel une compacte assistance parmi les avocats de l’ordre local et de plusieurs bâtonnats parmi la région Ouest, à l‘exception de la brillante absence du bâtonnier de Mostaganem. Ainsi s’est ouvert ce procès pas comme les autres, sur les déclarations de la plaignante qui n’a pas trahi ses propos lesquelles furent confirmées par des témoins qui se sont vus néanmoins mis mal à l’aise à l’effet de pertinentes questions de Mme la juge. Or, au bout de 45 minutes de procès ayant duré une heure et demi, un volte face marqua le procès. La dame qui n’a pas trouvé d’avocat pour sa défense, décidemment en raison de l’acte de solidarité vis-à-vis de leur collègue maitre Belkadari, fondit en larmes, déclarant « je ne peux pas contrecarrer toute la corporation des avocats qui s’est liguée contre moi », avant de déclarer son désistement. Ce qui n’a pas pour autant mis fin à la plaidoirie de la défense assurée par maitres El-Aoufi Abdelaziz et Touati Abed de Mostaganem, outre l’ancien bâtonnier Taha Abdelkader, le bâtonnier d’Oran Ouahrani Houari et maitre Laâouar Ahmed, avec une focalisation, de la part de ce dernier, sur la jurisprudence non sans faire une comparaison entre l’Algérie et le Maroc, pour arriver au tendon d’Achille vis-à-vis du principe de l’immunité de l’avocat dont le sujet  est d’une autre paire de manches aussi bien chez nous qu’en Tunisie, pour compléter le tableau Maghrébin. Du reste, le représentant du ministère public requit une fin à la poursuite puisqu’il fut question d’un abandon de l’action civile. Et à Mme la juge de prononcer une relaxe qui en fait, est la victoire de la robe noire.  

Ilies Benabdeslam
Mardi 11 Décembre 2012 - 00:00
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MOSTAGANEM
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