REFLEXION

PRIVATISATION : Comment des centaines de millier de travailleurs se sont retrouvés au chômage



PRIVATISATION : Comment des centaines de millier de travailleurs se sont retrouvés au chômage
On n’a jamais eu le courage d’ouvrir le débat ou le dossier des licenciements des travailleurs algériens, sous divers prétextes, afin de faciliter la vente des entreprises nationales à des étrangers. Est-ce la faute de ces centaines de milliers de travailleurs qui avaient fait la fierté de Houari Boumediene devant le monde entier, que le pays a fait fiasco par la mauvaise gestion des hauts responsables durant plus d’une décennie, et qu’aucun d’eux n’a été inquiété à ce jour, dont la plupart devenus des importateurs, des industriels en Algérie et à l’étranger on parle même en Irlande ! Qui de nous ne se rappelle pas de l’été 1994, où le gouvernement a signé officiellement le douloureux accord du rééchelonnement de la dette algérienne qui supposait l’adoption d’un programme d’ajustement structurel dont un des points cardinaux est le sacrifice des entreprises . Une alternative intermédiaire était la compression des effectifs, la fermeture de certaines entreprises, le fameux départ volontaire, la mise à la retraite anticipée ou proportionnelle etc. Tout cela à cause de ceux qui avaient mal géré le pays et rempli leurs sacs de dollars selon la déclaration officielle de Monsieur Abdelhamid Ibrahimi, Premier Ministre, faite devant nous journaliste à cette époque au journal ‘’El Massa’’,.en 1989. Ainsi durant le même été de 1994, étaient promulguées ce qu’on a appelé les lois sociales du rééchelonnement, gamme législative composée de quatre textes dont celui qui nous intéresse, relatif à la procédure de compression d’effectifs pour raison économique. Les travailleurs ne savaient rien à cette époque de ce qui se tramait derrière leurs dos, on vivait un terrorisme aveugle, des morts des mutilés, des brûlés tous les jours et toutes les nuits. Nul ne pouvait prêter attention à la politique destructrice qui a mis le pauvre travailleur au chômage alors que ceux qui étaient derrière cette catastrophe et ruine avaient envoyé leurs enfants partout dans le monde même aux Etats-Unis, loin beaucoup loin de nous sur le terrain faisant face à ceux qui voulaient VENDRE L’ALGERIE. La loi 90-04 n’a jamais été respectée et qu’il fallait à tous prix licencier les travailleurs pour camoufler les erreurs des gouvernants Une loi allait avoir le plus grand nombre d’opportunités d’applications durant l’année 1994 et le premier semestre de l’année suivante. Est-ce parce qu’elle répondait à une nécessité absolue ou est-ce en raison des commodités ou de facilités qu’elle propose aux gestionnaires dans l’embarras ? Etant donné qu’il existait déjà la loi 90-04 qui fait obligation aux employeurs avant d’aborder la compression, d’étudier les possibilités de recasement des travailleurs susceptibles d’être touchés par la mesure envisagée. Cette obligation ne semblait plus être appliquée, devenue irréaliste. Tout d’un coup des dizaines de milliers de travailleurs en un lap de temps se sont retrouvés : un personnel pléthore. L’exemple de quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage ! Il faut signaler aussi, que la pléthore est due non pas à l’absence d’un besoin mais à l’insuffisance de plan de charge. Le secteur des travaux publics, bâtiment et matériaux de construction par exemple, n’était pas saturé par les effectifs mais, en fait, les plans de charge qui sont répartis entre les opérateurs sont insuffisants pour générer une activité et employer effectivement des travailleurs. N’oublions surtout pas que certaines entreprises, ont été convoitées depuis des années par des groupes étrangers. Des entreprises qui faisaient la fierté des travailleurs Algériens et surtout de l’Algérie, sont tombées entre les mains des étrangers qui les convoitaient depuis des années. Certains constructeurs qui avaient construit des usines durant les années soixante-dix sont venus en 2006 pour les récupérer dans le cadre (suspect) de la privatisation. Aidés et assistés même par le ministre et des hauts cadres de l’entreprise qui avaient eux tiré un bon profit du soi disant partenaire étranger, alors que les travailleurs ont été durement dupés par des miettes d’indemnités dites de départ volontaire pour débarrasser le plancher au profit toujours de l’étranger. Nous disposons de documents et de preuves irréfutables sur cette duperie. Départ volontaire, retraite anticipée, retraite proportionnelle, démission masquée etc. Le tout répond à la compression des effectifs. Cette compression des effectifs au sein des entreprises, n’était pas fatale, elle a été permise par un manque manifeste d’imagination ou par préméditation. Le constat nous a fait remarquer que la compression était automatiquement engagée d’une façon générale sans passer comme le voudrait la loi par des solutions intermédiaires dont le but est d’alléger la perte du travail en mieux la partageant. Telle est le cas du recours au travail à temps partiel qui est une méthode qui consiste à réduire le temps de travail par travailleur et aussi permettre la sauvegarde du gagne-pain de l’ensemble. A cette époque, la propagande d’une information faisait état que le F.M.I (Fonds Monétaire International dictait ses conditions à l’Algérie et qu’il était derrière la fermeture des usines et entreprises. Alors que ceux qui nous ont gouverné mal et avaient mis le pays sous une dette géante, n’étaient eux pas inquiétés ni du coté du F.M.I ni des lois du pays ni de la justice. Heureusement que la justice divine existe. (Hasbouna Allah Nâama El Ouakil). Il est à expliquer aussi que la décision de recours à la compression est prise en association avec les représentants des travailleurs ( le syndicat de Sidi SaÏd ) qui interviennent dans le cadre des deux structures. Les comités de participation d’une part et les structures syndicales d’autre part. Il faut dire et c’est très important que les comités de participation ont dans cette affaire un rôle purement consultatif, c’est-à-dire que l’employeur n’est pas tenu d’obtenir leur accord pour procéder à la compression mais doit seulement les informer et reçoit leur avis qui ne le lie d’aucune façon . C'est-à-dire dans le jargon populaire « Khodra Foug Taâm » En somme, l’employeur avait carte blanche de recourir à une compression d’effectifs même contre l’avis des représentants des travailleurs. Le mensonge qui s’est propagé à travers le milieu des entreprises Et qui a permis d’importer des travailleurs étrangers (Chinois Turcs et autres ! Les cas que nous avons consultés et étudier et qui ont abouti en justice présentent pratiquement tous la constante que le différend ne suffit pas sur le point de recourir ou non au licenciement pour cause économique. Sur ce sujet, l’accord est vite conclu entre les partenaires sociaux sur la nécessité de se débarrasser des travailleurs, cela est dû à notre sens à quelques facteurs: Il était devenu un lieu commun de dire que nos entreprises sont déficitaires et que leurs effectifs sont pléthoriques, ou bras cassés, qu’elles doivent au mieux éjecter un grand nombre de salariés ou au pire être dissoutes.On a tellement répété ça, que cette idée n’a jamais été contestée, ni par le Syndicat de Sidi Saïd, ni par les médias, aucun journaliste ni éditeur n’avait le cran de dire Stop, le travailleur algérien n’est pas un bras cassé, le vrai bras cassé ce sont les gestionnaires des entreprises, des D.G et des PDG , que certains, nous avons des doutes qu’ils étaient d’une large complicité avec des étrangers qui sont devenus après des partenaires et des patrons d’entreprises (preuves en notre possession). Comment défendre le travailleur, si le niveau et les compétences des représentants des travailleurs sont en général tels qu’ils ne peuvent pas discuter, intégrer ou contrecarrer une approche de l’employeur. Les mesures de licenciement massives décidées étaient en général entérinées et confirmées par les tribunaux qu’il est établi qu’elles ont été prises avec l’accord des parties, c’est-à-dire l’employeur et les représentants des travailleurs. Les juges ne se soucient pas du respect ou de la violation des procédures arrêtées par la loi 90 /04 . Cependant comme nous l’avons constatés les représentants des travailleurs, sont restés dans leurs postes et c’est le pauvres travailleurs (exécutent, maîtrise et cadre) qui ont foutu le camps ( un ancien directeur général d’une entreprise nationale qui a été privatisée le 14 mars 2006, au profit d’un groupe étranger Allemand . Ce D.G mis à la retraite de 60 ans, et qui a favorisé le départ des travailleurs au profit de l’étranger en dépensant de grosse sommes d’argent de la caisse de l’entreprise pour les distribuer aux travailleurs qui avaient déposés leurs démissions, et même il est l’auteur d’une perte d’argent de l’entreprise avant sa privatisation de plusieurs milliers d’euros. Il a été en remerciement réembauché par l’étranger avec un salaire mensuel de plus de 25 millions de centimes et en plus de sa retraite. Voila comment les travailleurs algériens étaient victimes de la très mauvaise gestion des gouvernements des années quatre-vingt et quatre vingt dix. Comment leur bien du pays était convoité par des étrangers, comment la jeunesse algérienne en plein chômage réduite à ramasser les détritus et ordures des accotements des routes, habillées d’une tenue qui ressemblait beaucoup à celle des détenus à GOUANTANAMO.Alors qu’un manœuvre chinois se la coule douce.

A. Ben Brik
Jeudi 5 Août 2010 - 00:01
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