REFLEXION

PRISE EN CHARGE DES MINEURS ALGERIENS EN DANGER : Quelle solution envisageable ?

Depuis plusieurs années, nous assistons à un phénomène qui prend de l’ampleur, et une véritable anarchie en matière de gestion dans le monde du travail, en d’autres termes, il est constaté à travers certaines structures privées, que les lois régissant le travail n’existent pas. Ce qui nous emmène à constater que l’exploitation des jeunes et moins jeunes recrutés dans les conditions que nous connaissons ne semblent pas du tout inquiéter les responsables des autorités concernées.



Cette nouvelle main d’œuvre, en majorité composée de mineurs, dont plus de 80% de garçons et pour une moyenne environ de 20% des filles, dont l’âge moyen varie de 15 ans, voire de14 ans et parfois moins est utilisée à bon escient pour des travaux insalubres et pénibles. Ces innocentes victimes, qui au lieu d’être pris en charge dans le cadre de stages de formation ou de métiers, à défaut de l’école qu’ils ont du quitter pour des raisons multiples, sont employées au mépris de la loi qui interdit le recrutement avant l’âge requis et qui font le bonheur de ces employeurs cupides et indélicats sans aucun scrupule qui ne cherchent qu’à s’enrichir à n’importe quel prix. Il est utile de signaler que la Loi est claire à ce sujet. C’est pourquoi, le Code du Travail a prévu des lois draconiennes dans ce sens, très particulièrement en matière de CONDITIONS ET de MODALITÉS DE RECRUTEMENT. Dans ce même contexte l’article 15 du Code du Travail, stipule que l'âge minimum requis pour un recrutement ne peut, en aucun cas, être inférieur à seize ans, sauf dans le cadre de contrats d'apprentissage établis conformément à la législation et à la réglementation en vigueur. Le travailleur mineur ne peut être recruté que sur présentation d'une autorisation établie par son tuteur légal. Et d’ajouter : Le travailleur mineur ne peut être employé à des travaux dangereux, insalubres et nuisibles à sa santé ou préjudiciables à sa moralité.  Un constat de visu fait apparaître que la loi est  bafouée entraînant des conséquences désastreuses pour ces jeunes travailleurs, plus grave encore ces derniers ne sont pas protégés et ne prétendent à aucune couverture sociale, ni de statut autorisant leur emploi dans la légalité. Contrairement à cela, nous constatons que ces ‘’ esclaves’’, pour aggraver encore plus le terme et qui sont exploités à bon escient  sont des sources de revenues financières  très conséquentes qui profitent à ces hors la loi et ce au détriment de leur fragilité humaine très vulnérable que constitue leur anatomie. Ces employeurs sans âme profitent de la situation misérable et précaire de cette catégorie sociale, qui n’a nullement le choix, que d’accepter d’œuvrer dans les conditions que nous connaissons tous. Tout le monde est conscient qu’à l’instar de l’Algérie, presque l’ensemble des pays à travers le monde, vivent ce phénomène qui à tendance à se développer ces derniers temps, se propager et à augmenter, malheureusement, un état de fait réel qui fait peur aux associations de protection de l’enfance ainsi qu’aux ligues des droits de l’homme à travers le monde, qui tirent la sonnette d’alarme. S’agissant de notre  jeunesse algérienne particulièrement vulnérable, exploitée au su et au vu de tout le monde, ce phénomène inquiète les citoyens conscients qui regrettent que des mesures répressives ne soient pas prises à l’encontre de ces employeurs véreux concernés qui ne craignent pas l’État, ils dénoncent également cette injustice favorisée par une absence totale de contrôle ainsi que la passivité des services concernés qui semblent aveugles face à ce constat désastreux. Pour accentuer et aggraver cette situation que vit l’Algérie, il a été constaté qu’un nombre impressionnant de mineurs étrangers en errance en Algérie ne cesse d’augmenter.

Salaires, charges sociales, impôts etc., comment sont rémunérés ces enfants ?
Sous-payés, ces adolescents se contentent du minimum qui leur permet de subsister et de survivre, bien sûr comme nous l’avons signalé plus haut, sans aucune couverture médicale, et sans aucun avantage social lié au salaire dont les conséquences pourront se répercuter positivement et influer sur la carrière du salarié plus tard. Tenez vous bien, en cas de contestation, le mécontent est ‘’chassé’’ sans aucune indemnité. Cette politique sert à décourager d’éventuels candidats à la ‘’rébellion’’. À qui se plaindre pour faire valoir ses droits, sans aucun document attestant une relation de travail. À cet effet, seuls des contrôles inopinés, et improvisés par les responsables compétents, pourront décourager ces fraudeurs qui exploitent et volent non seulement le travailleur exploité, mais également l’État en matière de Fisc, à savoir IRG, VF, TAP, TVA etc., ainsi qu’ils sont réfractaires vis-à-vis des institutions CNAS etc., en d’autres termes toutes les charges relatives à l’activité exercée par le fraudeur concerné, échappe au contrôle de l’Etat. C’est à se demander, quelle est la solution que doit envisager l’état pour la prise en charge de ces malheureux otages?       

B.ADDA
Dimanche 22 Juin 2014 - 10:57
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ACTUALITÉ
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