REFLEXION

PRESIDENTS DE CLUBS : Le véritable mal du foot algérien

Le premier championnat professionnel de football s’est terminé vendredi 8 juillet, avec la relégation de l’USM Annaba, de l’USMB et du CABBA en ligue 2. Les deux derniers clubs étaient déjà condamnés avant l’ultime journée, mais l’USM Annaba ne l’était pas.



PRESIDENTS DE CLUBS : Le véritable mal du foot algérien
Les Bônois étaient obligés d’arracher au moins le nul à Alger contre l’USMA, qui n’avait pas le choix que de remporter le match pour rester en Ligue 1. Mais la descente d’Annaba n’est pas due seulement à sa défaite. Les nuls entre l’USMH et le MCEE (1-1) et JSK et le MCA (0-0) ainsi que les victoires attendue du WAT face à l’ASO, champion, mais déjà en vacances, et de l’ASK à Blida face à l’USMB, ont scellé le sort de l’USM An, seul club représentant l’extrême Est en Ligue 1.Des soupçons d’arrangement des résultats pèsent sur les rencontres entre l’USMH et le MCEE, la JSK et le MCA, l’USMB et l’ASK. La JSK, le MCA, le MCEE et l’ASK, qui étaient menacés de relégation (une première pour la JSK depuis son accession en D1), ont fait les matches parfaits. Le MCEE, la JSK et le MCA avaient besoin d’un nul pour se maintenir en Ligue 1 et l’ASK devait l’emporter sur le terrain du relégable Blida. Il l’a fait.L’USM Annaba a eu la malchance d’affronter lors de la dernière journée l’USMA qui était dans l’obligation d’empocher les trois points de la victoire pour éviter une relégation catastrophique et humiliante, moins d’une année, après l’arrivée de l’homme d’affaires Ali Haddad à la tête du club de Soustara. Mais aussi, on peut dire que l’équipe représentante de l’Est n’a pas joué un seul match contre le second club de la capitale algérienne, mais beaucoup d’autre match, sachant que la relégation s’est jouée entre 07 clubs, tous du centre algérien. Et comme tout le monde le sait, le championnat de ligue 1 est constitué d’un minimum de 13 clubs, tous du centre de l’Algérie.L’argent colossal mis sur la table par le patron du plus grand groupe privé de BTP en Algérie devait, en effet, propulser le club en haut du tableau, mais l’USMA a peiné pour se maintenir parmi l’élite. Mais l’USM Annaba n’est pas seulement victime d’un mauvais sort. Le club d’Aissa Menadi a payé cash son incapacité à développer un jeu attractif et efficace et les problèmes survenus lors de la saison au niveau de la barre technique. L’USM Annaba illustre l’incapacité des clubs algériens à sortir du bricolage, en dépit de la disponibilité des moyens humains et matériels.La ville d’Annaba dispose d’un tissu industriel important, de stades gazonnés et de supporters loyaux à leur club. Mais le député Aissa Menadi n’est pas fait pour gérer un club de football. L’ancien syndicaliste n’a pas le profil pour faire de l’USM Annaba un véritable club professionnel, capable d’attirer des investisseurs sérieux, fonctionnant dans la transparence et misant d’abord sur la formation de jeunes footballeurs. Le cas de l’USM Annaba nous fait revenir un peu en arrière, et très exactement dans la période allant de 2003 à 2008, quand le Mouloudia Club d’Oran était présidé par le fameux Youcef Djebbari, et aussi, Mourad Meziane qui ont tout faitpour faire du grand club du MCO une équipe qui joue en seconde division, et ils ont réussi, sachant qu’en 2008, le MCO a joué une saison en deuxième division, et a repris le goût de la grande compétition, un an après, sous la houlette du regretté Kacem Limam. Comme Menadi, la majorité des présidents des clubs de Ligue 1 doivent partir et laisser la place à de véritables investisseurs alliant le football et le business dans le sang. Aucun investisseur sérieux ne peut confier son argent à des présidents connus pour leur gestion opaque, leur goût pour le gain facile et les transferts douteux, leur incompétence et leur incapacité à faire de leurs clubs de véritables entreprises, capables de gagner des titres et de l’argent. Ces présidents de clubs beaucoup plus célèbres pour leurs frasques que pour leurs résultats sportifs constituent le véritable mal du football algérien. Un club comme la JSK, le plus titré d’Algérie et l’un des plus titrés d’Afrique, a sombré ces dernières années dans l’anonymat total. La faute est à son président Mohand Cherif Hannachi. La JSK a joué cette saison la relégation, en raison certes d’un calendrier démentiel imposé par la LNF, mais aussi et surtout, à cause d’une gestion catastrophique des affaires du club qui a changé à trois reprises les entraîneurs. Du jamais vu à la JSK, qui était l’exemple type du sérieux et la stabilité, pour les entraîneurs et les joueurs. Le club kabyle a recruté des joueurs quelconques, la discipline a disparu des vestiaires et des terrains. La formation fait défaut. Hannachi a, même, défié le président de la FAF Raouraoua et fait tout pour s’approprier le plus grand club d’Algérie, en fermant la porte à d’éventuels investisseurs capables de relancer la machine kabyle. Comme Menadi, Hannachi doit partir.

R.S.
Lundi 11 Juillet 2011 - 09:50
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