REFLEXION

PRESIDENTIELLE : Le développement des régions du sud.

Au coeur des discours de campagne

Les candidats à l'élection présidentielle du 9 avril ont, pour la plupart, évoqué samedi la question du développement des régions du sud où ils se sont rendus pour exposer leurs programmes électoraux. La candidate du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune qui a fait le voyage de Timimoun (Adrar) a plaidé pour la promotion du tourisme saharien.



"Nous ne pouvons pas parler actuellement de flux touristique étranger mais nous pouvons parler de tourisme populaire parce que la crise mondiale a joué un rôle dans la régression" du secteur, a-elle dit.

La candidate, qui a relevé que le secteur touristique est "impérissable", s'est engagée à "le développer".
Le tourisme populaire, selon elle "permettra aux Algériens de visiter leur pays et de le faire bénéficier de rentrées financières".

Sur l'hôtellerie, elle à déploré "l'absence d'une vraie politique dans ce sens", estimant que "nous avons de très beaux hôtels publics, mais ils ont été soit privatisés, soit négligés".

Elle a ainsi appelé à doter ce secteur d'une "stratégie" et de "tous les moyens nécessaires pour lui permettre d'attirer le maximum de touristes".

Mme Hanoune a aussi expliqué que son programme porte notamment, sur la réouverture des entreprises fermées, le lancement d'autres entreprises, la création de nouveaux emplois et la nationalisation des secteurs stratégiques du pays.

Le candidat indépendant Mohamed Saïd, a indiqué pour sa part que la wilaya de Ouargla où il s'est rendu, n'a pas bénéficié de la part qui lui revient dans le cadre du développement du Sud, estimant que cette wilaya, "réservoir du pays", demeure "à la traîne du processus de développement".

Dans ce cadre, il appelé à une "distribution équitable" des richesses nationales entre toutes les couches sociales.

Il a souligné que l'Etat doit protéger ses cadres pour leur permettre de jouer leur rôle au bénéfice du pays l'Etat, rappelant ce qu'ils ont accompli au lendemain de l'indépendance lorsque ceux de l'administration coloniale avaient quitté l'Algérie.

Il a également assuré que la réhabilitation de cette catégorie de citoyens figure en bonne place dans son programme électoral.

Mohamed Said a indiqué que "les Algériens doivent croire en l'idée du changement et ne pas se laisser entraîner dans la spirale du désespoir", et a appelé au changement qui "n'est pas impossible si une volonté sincère de sauver le pays existe réellement".

Le candidat du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a défendu à Sidi Bel Abbès, l'idée d'accorder la priorité au développement interne du pays, estimant que "la politique extérieure doit être le reflet de la politique intérieure et non le contraire".

A cet égard, il a indiqué son programme électoral "accorde plus d'importance aux affaires intérieures du pays qu'aux affaires étrangères".

"Une politique étrangère crédible nécessite l'instauration d'une confiance entre gouvernants et gouvernés et cela ne peut être possible que si il y a une réelle prise en charge des problèmes et préoccupations du citoyen", a-t-il souligné.

Le candidat indépendant Abdelaziz Bouteflika a consacré sa visite à Laghouat à une activité de proximité, en allant à la rencontre des citoyens. Il s'est ainsi offert un bain de foule au centre-ville de Laghouat, précisément au boulevard de l'Indépendance où la population l'a chaleureusement accueilli.

Des troupes folkloriques, au milieu de salves de baroud et de danses traditionnelles propres à cette région située aux portes du Sud algérien, étaient là pour lui souhaiter la bienvenue.

Empruntant à pied le principal boulevard de la ville, M. Bouteflika a salué les citoyens, s'arrêtant de temps à autre pour leur serrer la main dans une ambiance très colorée.

Des slogans de soutien à un troisième mandat du candidat Bouteflika et des portraits géants de lui se mêlaient à l'emblème national sur les façades des habitations.

Par ailleurs, le coordinateur de la Commission politique nationale de surveillance de l'élection présidentielle (CPNSEP), Mohamed Teguia, a affirmé que la campagne électorale se déroule dans de "bonnes conditions" pour les candidats ou leurs représentants.

"Certes, il y a des choses qui ont été signalées, mais elles n'ont aucune influence sur le déroulement de la campagne pour le moment", a précisé M. Teguia à la presse lors d'une visite des studios d'enregistrement des interventions des candidats et de leurs représentants, de la radio et de la télévision.

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Lundi 30 Mars 2009 - 01:02
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