REFLEXION

PRESIDENTIELLE EN ALGERIE : Qui sont les six candidats retenus ?

Le Conseil constitutionnel a validé six candidatures à l'élection présidentielle du 17 avril prochain, a annoncé jeudi cette institution. A l’image de la présidentielle de 2004 et 2009, retour sur le même scénario avec les mêmes noms. A part le plus jeune postulant, Abdelaziz Belaid, les quatre autres postulants à savoir ; Benflis, Moussa Touati, Hanoune et Rebaine, devront s’attendre à une concurrence impitoyable de la part de Bouteflika.



Comme il fallait s’y attendre, l’institution présidée par Mourad Medelci a choisi six candidats parmi les 12 candidatures déposées. Il s’agit du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, qui se présente pour un 4e mandat, l'ancien chef du gouvernement Ali Benflis, le président du Front national algérien FNA, Moussa Touati, la SG du Parti des travailleurs PT, Louisa Hanoune, le président du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaid et Ali Fawzi Rebaine du parti Ahd 54.  Le plus jeune des postulants à la magistrature  suprême, Belaid Abdelaziz, qui fait partie des candidats, y participe pour la première fois. Rappelons que  douze postulants avaient déposé leurs dossiers de candidature au scrutin, six d’entre eux ont été exclus de la course vers le Palais d’El Mouradia. Les candidats éliminés de la course présidentielle sont : Ali Bounouari, Mohamed Benhamou, Sadek Temmache, Abdehakim Hammadi, Mahfoud Adoul et Ali Zeghdoud, pour non complémentarité de leurs dossiers respectifs ou non-conformité à la législation en vigueur. Par ailleurs, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a été nommé chef de campagne d'Abdelaziz Bouteflika, et a été remplacé à son poste par le ministre de l'Energie et des Mines Youcef Yousfi, qui va assurer l'intérim le temps de la campagne. L’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia et l’ex chef du FLN, Abdelaziz Belkhadem, ont été nommés ministres d'Etat, le premier directeur de cabinet de la présidence de la République, le second conseiller spécial du président de la République.  
 
Portrait des six candidats
Belaid Abdelaziz

Le plus jeune des postulants à la magistrature  suprême, Belaid Abdelaziz, y participe pour la première fois à la course pour le poste du président de la République dont l'élection est prévue le 17 avril 2014. Né à Batna en 1963, marié et père de cinq enfants, M. Belaid entame sa carrière militante en rejoignant, dès son jeune âge, les rangs des scouts musulmans où il gravit rapidement les échelons pour en devenir un cadre national. Militant de base dans l'union nationale des étudiants algériens (UNEA), il en prendra les rênes de 1986 à 2007. Militant également de l'union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), M. Belaid assurera aussi la présidence de cette organisation. Titulaire d'un doctorat en médecine et d'une licence en droit, M. Belaid s'est engagé en politique dans le parti du Front de libération nationale (FLN) à l'âge de 23 ans, au sein duquel il sera élu membre du comité centrale. M. Belaid sera élu député à l'Assemblée nationale populaire (APN) pour deux mandatures (1997-2002) et (2002-2007) sous les couleurs du FLN, parti qu'il finira par quitter en 2011 pour créer, avec le concours d'autres militants, sa propre formation politique en 2012, le Front Moustakbal (FM).
Abdelaziz Bouteflika
Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937 à Oujda, est un homme d’État algérien. Il est le 5e président de la République algérienne démocratique et populaire depuis le 27 avril 1999. Haut fonctionnaire de profession, élu député de Tlemcen en 1962 et réélu en 1964, il est ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme dans le premier gouvernement Ahmed Ben Bella, de septembre 1962 à septembre 1963. Il occupe ensuite les fonctions de ministre des Affaires étrangères de septembre 1963 à mars 1979, dans les trois gouvernements Ahmed Ben Bella et les quatre gouvernements Houari Boumediene. Ainsi, il exerce la fonction de président de l'Assemblée générale des Nations unies en 1974. Par la suite, il devient ministre conseiller du président de la République de mars 1979 à juillet 1980, dans le gouvernement Abdelghani .
Candidat indépendant, Abdelaziz Bouteflika remporte l'élection présidentielle de 1999 avec 73,8 % des suffrages et devient le cinquième président de la République algérienne démocratique et populaire le 27 avril 1999 et ministre de la défense le 5 mai 2003. Il est réélu dès le premier tour lors de l’élection présidentielle de 2004, avec 85 % des voix, et de 2009, avec 90,2 %. Lors de cette dernière, il est plébiscité par le parti du Front de libération nationale (FLN), dont il est le président d'honneur depuis le 28 janvier 2005. Il est désigné candidat indépendant  pour l'élection présidentielle de 2014.
Dès sa prise de fonctions, il s'engage à rétablir la sécurité, la paix et la stabilité. A cette fin, il engage un processus législatif de concorde civile, consacré le 16 septembre 1999, par un référendum qui recueille plus de 98% de suffrages favorables. Cette étape lui permet d'entamer, sur le plan intérieur, un vaste programme de refondation de l'Etat algérien à travers la réforme des structures et des missions de l'Etat, du système judiciaire, du système éducatif ainsi qu'un train de mesures économiques audacieuses, comportant notamment une réforme du système bancaire. Au cours de son deuxième mandat, il prend la décision de la constitutionnalisation de Tamazight et sa consécration en tant que langue nationale. Durant son troisième mandat, M. Bouteflika annonce en 2011 de nouvelles réformes économiques et politiques à même de consolider les efforts de stabilité et développement du pays.
Ali Benflis
Après avoir obtenu une licence en droit de l’université d’Alger en 1968, il devient à 24 ans juge au tribunal de Blida. En 1987, il prend part à la création de la Ligue algérienne des droits de l’Homme. Après avoir été magistrat, avocat et bâtonnier, il est nommé ministre de la Justice le 5 novembre 1988 au sein du gouvernement Merbah et le reste dans les gouvernements Hamrouche I et Hamrouche II puis dans le gouvernement Ghozali I jusqu'au 21 juillet 1991, lorsqu'il est démis de ses fonctions. Il revient sur la scène politique en tant que député du FLN lors des législatives de 1997. Deux ans après, en 1999, il dirige la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika pour l'élection présidentielle de 1999. Avant d’occuper successivement les postes de Secrétaire général de la Présidence de la République, puis Chef de cabinet de la Présidence et Premier ministre, après la démission d’Ahmed Benbitour le 26 août 2000. Une année après, le 19 septembre 2001, Ali Benflis est désigné à la tête du FLN, en remplacement de Boualem Benhamouda. Il est remplacé le 5 mai 2003 par Ahmed Ouyahia, qui est nommé Premier ministre. Un différend est alors évoqué entre lui et le président Bouteflika. Il est candidat à l'élection présidentielle de 2004, où il arrive en deuxième place derrière le président sortant, avec 6,42 % des voix. Il est de  nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2014.
Louisa Hanoune
Louisa Hanoune , née le 7 avril 1954 à Chekfa dans la wilaya de Jijel, est une femme politique algérienne. Secrétaire générale du Parti des travailleurs, elle est candidate à l'élection présidentielle de 2004. Elle est la première femme algérienne à être candidate à la magistrature suprême. Elle participe également à l'élection de 2009 remportée par Abdelaziz Bouteflika et conteste les résultats de cette élection. Elle dirigea le journal Fraternité (journal du Parti de Travailleurs). Fille de paysans, elle a dû fuir, en pleine guerre, avec toute sa famille vers la ville d'Annaba après que la maison de ses parents eut été plastiquée par l’armée française.  Après l’indépendance, en 1962, elle est la première femme de sa famille à aller à l’école.  Sous l’autoritarisme du parti unique, Louisa Hanoune milite dans des groupes féministes qui manifestent contre le code de la famille, adopté par l'Assemblée populaire nationale en 1984 et encore en vigueur à ce jour. Membre d'un parti clandestin d'extrême gauche, l'Organisation socialiste des travailleurs (OST), elle est arrêtée en 1986 et passe six mois en prison. En 1989, Hanoune fait partie des fondateurs du Parti des Travailleurs, dont elle a toujours été le porte-parole. En 2004, elle est la première Algérienne candidate à l'élection présidentielle. Elle obtient 1 % des votes (101 630 voix). Le 19 février 2009, le Parti des Travailleurs annonce la candidature de Louisa Hanoune, sa secrétaire générale, à l'élection présidentielle d'avril 2009.
MoussaTouati
M. Moussa Touati, né le 3 octobre 1953 dans la ville de Beni Slimane (wilaya de Médéa), M. Touati a grandi au sein d'une famille révolutionnaire. Très jeune, il a perdu son père tombé en martyr en 1958. Marié et père de trois enfants, Moussa Touati est le quatrième des sept enfants que compte la famille. Le candidat a vécu son enfance dans la ville de Tablat où il poursuivit ses études primaires puis se déplaça à Alger pour ses études secondaires au lycée Ibn Khaldoun et rejoignit l'Armée nationale populaire (ANP) après l'obtention du baccalauréat et fit partie des promotions envoyées par feu le président Houari Boumediene en Syrie et en Libye pour y recevoir une formation spécialisée.  Après avoir intégré en 1978 le corps des Douanes algériennes, M. Touati adhéra ensuite à la vie politique et entame en 1988 la préparation de la constitution de l'Organisation nationale des enfants de Chouhada (ONEC) en compagnie d'autres compagnons jusqu'à l'annonce de sa création le 18 février 1989. Il en assura la présidence durant 3 ans et s'attela ensuite à la mise sur pied de la coordination nationale des enfants de Chouhada (CNEC). En juin 1998, le congrès du parti du Front national algérien a été tenu avant d'obtenir l'agrément le 3 septembre 1999 et M. Touati fut désigné président du parti qui a participé aux élections législatives et locales de 2002 réalisant, en un temps record, des résultats importants. Ayant obtenu, en 2002, 8 sièges au parlement et plus de 600 élus au niveau des APC et APW,  le FNA a réussi à occuper la troisième place au niveau national lors des élections législatives et locales de 2007 avec 27 députés au parlement. Candidat malheureux à la présidentielle face au président Bouteflika en 2009,  il a obtenu seulement  (2.31% des voix).
Ali Fawzi Rebaïne
Pour la troisième fois consécutive après celles de 2004 et de 2009,  Ali Fawzi Rebaïne, président du parti AHD 54 a été retenu par le Conseil constitutionnel comme candidat à l'élection présidentielle du 17 avril 2014. M. Rebaïne , est membre fondateur de l'Association des fils et filles de Chahid de la wilaya d'Alger en 1985, puis son président jusqu'à 1990. Il  est également, membre fondateur de la première ligue des droits de l'Homme en juin 1985, puis membre fondateur du comité national contre la torture en octobre 1988. En 1991, il est membre fondateur du parti AHD 54, dont il devient le secrétaire général et il est reconduit en tant que président du parti, en 1998. Il est réélu président de ce parti en avril 2002, poste qu'il occupe jusqu'à aujourd'hui.  M. Rebaïne a été arrêté et emprisonné du 23 septembre 1983 au 4 novembre 1984, pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" dans "l'affaire des Aurès". Arrêté une seconde fois le 5 juillet 1985, pour "atteinte à la sûreté de l'Etat et constitution d'association illégale, il est condamné à 13 ans de prison, avant d'être libéré le 26 avril 1987 (grâce présidentielle)".

Riad
Vendredi 14 Mars 2014 - 17:32
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