REFLEXION

PREMIER CAS DE DECES PAR IMMOLATION EN ALGERIE : Karim Bendine, succombe à ses brûlures

Karim Bendine avait 35 ans. Cinq jours après sa tentative de suicide par immolation, Karim a succombé à ses brûlures.



Karim qui s’est immolé par le feu le 18 janvier en plein centre-ville de Dellys, dans l'Est de l'Algérie, est décédé samedi soir des suites de ses brûlures, affirme l’AFP citant  des sources locales. La mort de ce jeune homme est le premier décès par immolation enregistré en Algérie depuis la mi-janvier. Karim Bendine, célibataire et souffrant de troubles mentaux, est mort à l'hôpital de Douéra à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d'Alger, où il avait été admis après avoir tenté pour des raisons inconnues de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu. La victime, brûlée au troisième degré sur la quasi totalité du corps, avait été transférée dans un état critique à l'hôpital de Douéra. Il sera inhumé dans la commune voisine d'Afir, d'où il est originaire, a précisé le maire à l'AFP. Sept autres tentatives de suicide par le feu ont été enregistrées en Algérie depuis le 12 janvier. Ces tentatives d'immolation interviennent après un retour au calme en Algérie, secouée du 6 au 9 janvier par des émeutes contre la cherté de la vie. Ces émeutes ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement était en partie motivé par la flambée des prix de première nécessité, dont l'huile et le sucre. Pour tenter de calmer les choses, le gouvernement avait ordonné le 8 janvier une baisse des prix des aliments de base et affirmé qu'il continuerait à subventionner le blé, le lait et l'électricité notamment. En Tunisie, le 17 décembre, un jeune homme, Mohamed Bouazizi, à qui les autorités avaient refusé un permis pour vendre dans la rue ses fruits et légumes avait mis fin à ses jours en s'immolant par le feu. Sa mort a marqué le début d'une révolte populaire qui a contraint à l'exil le président tunisien Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans. En Algérie, une manifestation « pour la démocratie » empêchée par la police a fait plusieurs blessés samedi en plein centre d'Alger, 19 selon la police et 42 selon le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie ( RCD) le parti d’opposition qui a initié ce mouvement interdit. Quarante deux personnes ont été blessées, dont deux grièvement, tous hospitalisées, au cours d’affrontements devant le siège du parti entre partisans du RCD et forces de l’ordre, dépêchées en renfort pour empêcher une marche prévue sur le Parlement. Parmi ces blessés figurent le chef du groupe parlementaire du RCD Othmane Amazouz et le chef régional du parti à Bejaia (Est) Reda Boudraa, a indiqué le parti. Selon le ministère de l'Intérieur, 19 personnes ont été blessées, dont 11 manifestants et passants et huit policiers. Deux de ces derniers sont dans un état grave, a-t-il précisé dans un communiqué publié par l'agence APS.

Yacine
Mardi 25 Janvier 2011 - 09:43
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