REFLEXION

POUR UNE HISTOIRE D’HERITAGE A ORAN : Un jeune a tenté d’égorger sa mère



POUR UNE HISTOIRE D’HERITAGE A ORAN : Un jeune a tenté d’égorger sa mère
Le fils devant répondre du grief sur ascendant, fit son entrée à la salle d’audience du tribunal d’Oran avec un air serein et calme. Votre honneur, je n’avais nullement l’intention d’égorger ma mère, certes une forte dispute nous a opposés pour une histoire d’héritage. Plus exactement le litige portait sur notre maison mais loin au-delà à la tuer non. Mais vous l’avez tuée en la violentant, lui rétorquera presque le magistrat de l’audience du tribunal d’Oran. L’empoignant par les chevaux et la jetant dehors au vu de tous comme un vulgaire objet, qui n’a plus sa place. Vous savez que le seul fait d’élever sa voix contre sa mère, ajoutera ce même magistrat, est très grave. Que serais ce encore la brutaliser telle que vous l’avez fait. Ne sachant quoi répondre, le mis en cause arrive à peine à soliloquer des paroles à peine audibles. Appelée à la barre, la mère aura toutes les difficultés et les peines du monde à contenir ses larmes. Votre honneur, suite au décès de mon époux, son père, son comportement changea subitement, il a voulu vendre le seul bien que nous possédions, c'est-à-dire notre maison qui ne lui appartient pas à lui tout seul. M’étant opposée à cela, il me fit mener la vie dure jusqu’au jour où il m’agressa violemment avec une arme blanche. Je n’ai dû mon salut qu’à l’intervention de mon petit fils qui a ameuté le voisinage. Vous entendez, lui lancera à nouveau le juge, oui répétera encore une fois le mis en cause, mais je n’étais pas allé jusqu’à la tuer. Prenant la parole, le représentant du ministère public déclarera ne pas trouver les mots adéquats pour qualifier un tel acte. Dieu le tout puissant a donné une place plus que particulière à la mère. Elle nous donne la vie. Se sacrifie corps et âme pour que ses enfants puissent vivre le plus décemment possible, et en contre partie dans certains cas seulement et fort heureusement elle est traitée moins qu’un animal. Vous dites que vous n’aviez pas voulu la tuer mais lui faire peur. Mais êtes-vous conscient de ce que vous dites. Ajoutera le parquetier au mis en cause. Même si votre mère ici présente ne souhaite que vous pardonner car l’instinct maternel étant le plus fort, la loi ne le fera pas. Il requiert à l’encontre du mis en cause la peine d’une année de prison ferme. La défense quant à elle, plaidera timidement les circonstances atténuantes. L’affaire a été mise en délibéré.

N. Bentifour
Lundi 20 Septembre 2010 - 00:01
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