REFLEXION

POUR PREPARER L'AID A MOSTAGANEM : Des familles gagent leurs bijoux !

Le mois de Ramadhan est synonyme de piété et de tolérance, mais également de consommation et de dépenses. Un mois où toutes les économies amassées après un long labeur, sont complètement épuisées .Ce qui pousse certains pères de familles avec le consentement de leurs épouses à mettre leurs bijoux en or afin de boucler la fin du Ramadhan et préparer sans difficulté l'Aid El Fitr.<< N'est-ce pas navrant de voir le nombre impressionnant de citoyens qui vont gager l'or de leurs épouses pour subvenir aux besoins de leurs familles.



Ce qui est encore plus déplorable c'est de constater que parmi eux même des fonctionnaires », dit un bijoutier de la ville  qui a préféré garder l'anonymat. Ainsi, et devant la cherté de la vie et pour faire face aux dépenses, les pères de familles n'hésitent pas à gager les bijoux de leurs épouses. « Mais pas à la banque, je préfère aller chez les commerçants que je connais », raconte une femme. « Si je sollicite un emprunt, je sais qu'on ne me l'accorde pas. C'est pour cela que je préfère donner un bijou en gage, explique t- elle. « Comment vais-je faire, sinon pour supporter les grosses dépenses de ce mois ? »Interroge-t-elle. Un fonctionnaire moyen, exerçant dans une instance étatique, affirme qu'il s'était mis d'accord avec son épouse, une femme au foyer, pour gager le peu de bijoux qu'ils possèdent chez un commerçant de la ville. « C'est la seule issue que nous avons trouvé pour ne pas aller mendier », précise t'il. Fatima, déclare, quant à elle, que ses bijoux en majorité ne portent pas le sceau algérien. « Ce qui m'a poussé à me tourner vers le commerçant du coin, je lui ai remis mes bijoux contre 4 millions de centimes afin de pouvoir souffler en ce mois et préparer mes enfants à la rentrée scolaire.», raconte-t-elle. Et quelle marge prennent les commerçants ?les familles préfèrent garder le silence sur ce détail. Une quinquagénaire dira à son tour « Mon mari n'a pas pu rassembler la somme nécessaire pour faire face aux dépenses.  Je l'ai donc aidé en vendant une chaîne en or. Avec cet argent, on a pu  avoir  le montant nécessaire pour  savourer la fête de l'Aid avec nos trois enfants ». On est obligé de passer par là, surtout avec un pouvoir d'achat s'érodant à la vitesse de la lumière soupire notre interlocutrice. Le prêt sur gage a encore de très beaux jours devant lui, diront d'autres.

Hagani
Lundi 21 Juillet 2014 - 12:38
Lu 358 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+