REFLEXION

POUR LEUR IMPLICATION DANS DES ACTES DE MALVERSATIONS : Le directeur de l’hôpital Seraidi et son adjoint sous les verrous

Après les avoir entendus, le procureur de la république près le tribunal d’Annaba, a ordonné, le placement sous mandat de dépôt l’actuel directeur de l’hôpital Seraidi, son Adjoint, chargé des finances et deux de leurs prestataires et trois autres responsables chargés de l’approvisionnement et de la comptabilité ont été placés sous contrôle judiciaire.



Ces décisions judiciaires, viennent à la suite du scandale qui a ébranlé l’institution hospitalière de Seraidi dans la wilaya d’Annaba, où le directeur et ses subordonnés auraient été impliqués dans des actes de malversation de passation de marché relatif, à la dotation de l’hôpital d’une piscine et ses équipements, commandée auprès d’une entreprise française, dont la surfacturation et mauvaise gestion. Cette affaire n’a été ébruitée qu’après six mois d’enquête et d’investigations menées par les équipes judiciaires du groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya d’Annaba. Selon nos informations, l’enquête aurait été déclenchée par les services concernés, suite à la réception de plusieurs lettres anonymes rédigées par les fonctionnaires les travailleurs de l’hôpital, où leurs auteurs dénonçaient avec vigueur la mauvaise gestion de l’hôpital spécialisé. De source judiciaire, le dossier fait état de la signature d’un contrat d’approvisionnement d’une piscine avec une entreprise française,ce contrat serait non conforme à la règlementation en vigueur et les procédures administratives adoptées en violation de la loi. Cette piscine à vocation thérapeutique, dont le montant évalué à 2 milliards, était destinée aux malades internes pour la rééducation. Le point qui a attiré surtout l’attention des enquêteurs, est le paiement par anticipation. En effet, les mis en cause sous la houlette de leur indélicat directeur, ont viré l’argent à l’entreprise française bien avant de réceptionner le produit. Ce dernier, à son arrivée, il s’est avéré qu’il ne répondait nullement aux normes internationales exigées actuellement par l’ensemble des intervenants en la matière. Cette manière de faire reste contraire à la réglementation régissant les marchés publics, qui interdit formellement de procéder au paiement avant de réceptionner la marchandise.

Concernant les deux entrepreneurs placés sous mandat de dépôt, ces derniers seraient impliqués dans une affaire liée à l’approvisionnement de l’établissement en poisson. En connivence avec les responsables incriminés, ces prestataires auraient non seulement surfacturé plusieurs quintaux de poisson, mais le produit n’aurait jamais atterri dans les magasins frigorifiques de l’hôpital. Mieux encore, ces fournisseurs auraient reçus des bons de livraison dûment visés, documents comptables qui leur a permis d’être régularisés financièrement d’une manière illégale. Les trois responsables chargés de la comptabilité, de l’approvisionnement, ont été mis sous contrôle judiciaire par le magistrat instructeur, du fait de leur implication directe ou indirecte dans la liquidation des factures « Surfacturées ». De son côté, le directeur de l’hôpital incriminé M. Zaâtout Mohamed, aurait justifié, lors de son audition, que ce paiement par anticipation, dans le but seulement d’utiliser l’argent affecté à cet effet, avant l’échéance prévue par la loi.

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Mardi 2 Juin 2009 - 23:02
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ACTUALITÉ
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