REFLEXION

POUR LE MEURTRE DE LEUR VOISIN A ORAN : Trois personnes condamnées à 5 ans de prison

Le tribunal criminel près la Cour de justice d’Oran, a traité une affaire dernièrement impliquant trois accusés de meurtre. Il s’agit d’un vieil homme âgé de 70 ans et ses deux fils impliqués dans une affaire de meurtre à l’encontre d’un père de famille qui est leur voisin, qui lui ont administré plusieurs coups de poignard lui causant des blessures mortelles en raison d'un différend sur les procédures de règlement suite à un accident de circulation qui s’est déroulé au mois de Ramadhan dernier. La section judiciaire a prononcé à leur encontre 5 ans de prison ferme, tandis que le représentant du parquet général a requis 13 ans de réclusion criminelle à l’encontre des auteurs accusés sur des accusations de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de vouloir la donner.



Les faits de cette affaire remontent à la date du 26 du mois de Juillet de l'année dernière qui a coïncidé avec le mois sacré du Ramadhan, où les services de la gendarmerie nationale de Hassi Bounif ont été informés par le personnel médical en service à l'hôpital du premier Novembre, leur indiquant la mort d’une personne âgée d’une cinquantaine d’années,  qui a été admise dans un état de santé déplorable en raison de son exposition à une agression suite à l’apparition de traces visibles de profondes blessures sur son corps, suite auxquelles il a rendu l’âme. Au reçu de l’information, les éléments de la brigade criminelle ont entrepris une enquête approfondie autour de cette affaire, tandis que le corps de la victime a été déposé au niveau de la morgue de l'hôpital pour être soumis à une autopsie médicale pour déterminer les causes du décès. Selon un rapport publié par le médecin légiste, suite aux résultats de  l’expertise, il a été constaté que la victime est décédée à la suite de torture et d’agression par des coups violents à l’aide d’une arme tranchante au niveau des différentes parties de son corps, ce qui a provoqué une hémorragie grave ayant éminemment précipité sa mort. Suite à ces résultats, les éléments de la brigade criminelle ont lancé une enquête approfondie qui a conduit à l’identification des auteurs et leur arrestation. Il s’agit en effet d’un vieillard âgé de 70 ans et ses deux fils, qui ont été conduits au siège de la gendarmerie et soumis à un interrogatoire, où il est apparu que le jour de l’incident, à quelques heures avant la rupture du jeune, le mis en cause a stationné son véhicule dans un parking réservé au quartier populaire où il réside, et suite à une mauvaise manœuvre, il a légèrement cabossé la voiture de son voisin, la victime, ce qui a provoqué entre eux une altercation verbale sur les raisons de l’incident, où chacun a incriminé l’autre d’avoir garé dans un lieu réservé. Manquant de sagesse en plein mois sacré, la petite querelle s’est envenimée, pour se transformer en une vraie bagarre, où l’inculpé s’est rendu à son domicile pour appeler ses deux fils, qui se sont munis de bâtons et  sont allés corriger la victime, en lui assenant plusieurs coups avec une arme tranchante en face de sa maison, sa femme et ses enfants mineurs,  où ils l’ont violemment blessée dans plusieurs parties sensibles de son corps,  comme l'abdomen, le dos, le cou, et la tête, en l’abandonnant sur le sol, gisant dans une mare de  sang. La victime a été ensuite évacuée dans un état très grave, vers le service des urgences médicales de l’hôpital,  où elle a rendu l’âme après trois jours d’agonie en salle de réanimation. Lors de l'audience, les accusés se sont abstenus à leurs déclarations initiales devant le juge d'instruction, niant leur intention de vouloir tuer la victime, imputant le décès à son état de santé fragile, du fait qu’elle souffrait d'une maladie chronique, un argument sur lequel s’est basé leur défense au cours de sa plaidoirie devant la sélection judiciaire, en demandant de libérer l'un des accusés par le fait que leur famille pourra se disséminer en raison de l'absence de quelqu’un qui peut la soutenir, mais après délibération, le tribunal criminel a prononcé le verdict susmentionné.

Touffik
Mercredi 10 Juin 2015 - 18:27
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Oran
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