REFLEXION

POUR HOMICIDE VOLONTAIRE AVEC PREMEDITATION : Une jeune femme condamnée à 20 ans de réclusion

Une jeune femme, âgée de 28 ans, a comparu, dans la journée d'avant-hier, devant le tribunal criminel près la Cour de justice d’Oran, pour son implication dans une affaire de meurtre qui avait coûté la vie à l’époux de sa tante.



La victime souffrait d’une hémiplégie à El Hamri, et l’accusée l’avait étranglé de ses propres mains et l’agressant avec des coups, ce qui lui avait causé des ecchymoses au niveau de la poitrine dans des circonstances mystérieuses, affirmant qu'il s’était suicidé à son domicile avant de disparaitre de la vue, et restée en cavale pour une période de 6 ans, de peur qu’elle se ne fasse appréhendée par la justice, jusqu’à son arrestation. Cette dernière a été condamnée, avant-hier, par la sélection judiciaire à une peine de 20 ans de réclusion criminelle au moment où le représentant du parquet général avait requis contre l’accusée une peine de prison à perpétuité pour homicide volontaire avec préméditation. Les faits de cette affaire remontent au 26 Octobre 2008, où les éléments de la 5ème Sûreté urbaine à El Hamri, avaient reçu une notification de l’équipe médicale de garde au niveau du service des urgences médicales précisant avoir enregistré l’admission d’une personne âgée, décédée immédiatement après son évacuation dans des circonstances mystérieuses, en  suggérant qu’elle aurait été victime d’une chute sur la base des effets apparents des traces sur son cou et le saignement apparent sur son visage. Le corps de la victime a été ensuite transféré vers le service de la morgue de l’hôpital universitaire d'Oran pour être soumis à une autopsie médicale afin de déterminer les causes du décès, où les résultats de l’expertise médicale du médecin légiste avaient conclu que la cause de la mort est due à un étranglement de la victime avec un objet étrange qui avait conduit brisement de sa nuque, ainsi que des ecchymoses au niveau du poumon, tout en écartant toute vraisemblance que le défunt avait été victime d’un accident vasculaire cérébral à cause de son hémiplégie, ce qui conduit le médecin légiste, sur la base de ce rapport à demander l’engagement d’une action judiciaire et de donner à cette affaire une dimension criminelle, où les éléments de la police criminelle sont arrivés à déterminer l'identité de l’accusée suite aux empreintes digitales visibles sur le corps de la victime prélevées sur ses ongles, car il a été constaté que le jour de l'incident, l’accusée avait rendu visite à sa tante, cette dernière qui avait demandé à la jeune fille de rester auprès de la victime et de bien veiller sur lui,  en raison de sa maladie et de son incapacité à se déplacer, pour découvrir à son retour à son domicile, selon l’enquête, que son mari avait été transféré au service des urgences médicales à cause d’une crise cardiaque qui l'avait frappé dans des circonstances mystérieuses selon ses déclarations, avant-hier, devant le tribunal. Comme elle a expliqué que son mari alors qu’il agonisait, l’avait averti sur la présence de l’accusée sans lui donner de précision à ce sujet. Lors de l'audience, l’accusée a maintenu ses premières déclarations, en niant avoir commis ce crime contre la victime, sous le prétexte qu’elle est sortie de la maison pour faire quelques courses en l'absence de sa tante et à son retour, elle avait trouvé la victime gisant sur le sol en train de mourir. Quant à la défense, elle a également appelé à l'acquittement de sa cliente sur la base de rapports médicaux qui montrent que la victime souffrait de problèmes respiratoires à la suite de sa paralysie et d'autres symptômes, mais la partie civile a maintenu ses exigences.

G. A
Lundi 14 Mars 2016 - 17:18
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Oran
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