REFLEXION

POUR HERCELEMENT SEXUEL: Un chef de service à l’OPOW suspendu de ses fonctions

Le harcèlement sexuel est un fait qui existe dans beaucoup de nos administrations, beaucoup de femmes victimes de harcèlement évitent d’en parler et de se plaindre, préférant subir, de crainte de représailles ou d’être mal vues. Le sujet est même devenu tabou et personne ne veut en parler. Il aura fallu le courage d’une jeune femme de ménage qui a décidé de briser le silence imposé par certains et cette situation a fait le bonheur de certaines.



POUR HERCELEMENT SEXUEL: Un chef de service à l’OPOW suspendu de ses fonctions
Tout a commencé un certain mois de février 2011, lorsqu’une jeune femme âgée de 24 ans, qui a été recrutée en tant que femme de ménage au niveau de l’OPOW, a été victime d’harcèlement sexuel de la part d’un employé qui était sensé être son supérieur et connaître parfaitement son gendre. Elle déclare que quelques jours seulement après avoir été recrutée, à savoir le 1er février 2011, en tant que femme de ménage, elle a été approchée par l’employé en personne qui, dans un premier temps, l’a changée de service pour la transférer de la salle omnisports vers l’auberge au niveau de l’OPOW. De temps à autre il lui arrivait de lui rendre visite et de discuter avec elle. Vu l’âge de son interlocuteur, par rapport au sien, elle n’a jamais rien soupçonné ni eu d’arrières pensées quant aux intentions de celui-ci. Ce dernier est allé jusqu’à lui demander le numéro de son portable qu’elle n’hésita pas à le lui communiquer, pensant que c’était pour des fins professionnelles, sans plus. Elle dit, qu’il lui arrivait de l’appeler pour des futilités et cela même quand elle était chez elle occupée à faire son ménage ou sa cuisine. Etant mariée et mère de deux enfants, elle ne pouvait tolérer cette situation car elle estimait qu’elle était là pour travailler et subvenir aux besoins de ses enfants. Mais l’agent en question ne s’arrêta pas et se mit à lui envoyer des textos sur son portable : un premier puis un deuxième, ensuite une lettre, un stylo et 200 dinars. Constatant que ce dernier progressait dans ses démarches et ses intentions, elle décide alors de se plaindre auprès de la direction. Comme par hasard, et au moment où elle s’y attendait le moins, c’est dans le bureau même du directeur, où se trouvait d’ailleurs l’indélicat employé, qu’elle reçut le troisième SMS. Ce fut une preuve de plus et de trop pour mettre cet employé devant ces responsabilités et mettre fin à cette situation tragique qui n’a que trop duré. Une réunion été tenue au niveau de l’administration et malgré une tentative d’arrangement à l’amiable, la jeune femme ne voulait pas laisser passer une telle chose sans que des sanctions soient prises à l’encontre de l’employé. Celui-ci a finalement été suspendu pour une durée de 45 jours. Selon le directeur, que nous avons pu joindre, l’affaire est bien passée devant le conseil de discipline et l’employé aurait été suspendu, dégradé et qu’il aurait même été muté dans une autre unité et cela pour éviter d’autres cas similaires. Une commission s’est déplacée d’Alger pour prendre d’autres sanctions, semblerait-il. Ce qui chagrine la jeune femme, c’est que certaines femmes qui devaient la soutenir, car étant la victime, ne lui parlent plus et soutiennent l’autre partie, c’est à ne rien comprendre. Malheureusement on ne peut combattre le harcèlement sans prendre conscience du danger et des souffrances qu’endurent les victimes. Y’a-t-il des associations sur le terrain qui soutiennent les victimes et les prennent en charge ? Malheureusement on n’en est pas encore là. Pour le moment il faut au moins avoir le courage de dénoncer.

Mihoub et B. Rym
Lundi 18 Avril 2011 - 10:48
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MOSTAGANEM
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