REFLEXION

PORTE RESPONSABLE DE LA NOYADE DE TROIS JEUNES : Un passeur de ‘’harraga’’ condamné à 4 ans de prison à Oran

Un quinquagénaire responsable d’un réseau spécialisé dans l’émigration clandestine a comparu ce jeudi 11 décembre devant le tribunal criminel près la Cour d’Oran. Les charges retenues contre lui sont graves ; il lui est notamment reproché d’être « un passeur », suite à son implication dans la traversée illégale de plus de 20 jeunes contre des sommes d'argent allant de 30 à 50 millions de centimes, par personne.



Son dernier voyage qu’il avait organisé, a entraîné la mort de trois jeunes hommes qui se sont noyés au large des côtes entre la Tunisie et l'Italie. Le suspect a été condamné par la Section judiciaire à quatre années de prison ferme, tandis que le Parquet Général a requis contre l’accusé une peine de 15 ans de réclusion criminelle, pour le délit de trafic de migrants et incitation à la « harga ». Les faits de cette affaire remontent  à l'an passé, quand trois familles se sont présentées aux éléments de la Gendarmerie Nationale à Oran pour déposer une plainte contre ‘’X’’ invoquant la migration de leurs enfants vers les côtes italiennes, emmenés  par des personnes inconnues. Au reçu de la plainte, une enquête approfondie a été ouverte par les éléments de la Brigade de Recherches et d'Investigations auprès du groupement régional de la Gendarmerie Nationale, qui a conduit à l’arrestation du suspect  impliqué dans l’affaire,  qui selon les investigations a durant cette période, en complicité avec ceux qui l’ont aidé à rassembler plus de 20 jeunes désireux de migrer vers l'étranger illégalement, contre des sommes allant de 30 à 50 millions de centimes pour l’acquisition de barques à moteurs. Le voyage périlleux qui a commencé vers une heure tardive de la nuit, de la plage de Kristel vers les côtes tunisiennes comptait plus de 15 personnes, y compris une femme enceinte de huit mois, alors qu’en cours de route au large, trois jeunes « haraga»  parmi l’équipage , se sont ‘’mystérieusement’’ noyés et abandonnés à leur sort, tandis que le reste des « Haraga » ont terminé leur voyage jusqu’à leur arrestation par les gardes côtes italiennes. Lors de l'audience,  l'accusé a nié les accusations portées contre lui, affirmant qu'il n’avait aucune responsabilité dans la mort des victimes. La défense a souligné le fait que les familles des victimes ne possèdent aucune preuve attestant qu’effectivement leurs enfants sont morts par noyade en mer, tandis que la partie civile a demandé des éclaircissements et de présenter un rapport médical sur le sort de leurs enfants.

Touffik
Vendredi 12 Décembre 2014 - 16:37
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Oran
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