REFLEXION

PORT D’ARZEW : La dépollution marine, un défi à relever en urgence

Toutes les activités humaines littorales et en mer (activités maritimes) sont susceptibles de générer des pollutions, chroniques ou aiguës, involontaires et accidentelles ou volontaires. Cela est une vérité générale vérifiable et quantifiable sur l’ensemble de nos côtes et surtout nos ports où ce problème environnemental à tendance à s’aggraver à vue d’œil. C’est le cas de la zone portuaire d’Arzew dans la wilaya d’Oran. Constat, réglementation et solutions seront les trois axes majeurs que nous tenterons de développer. Analyse :



Il est communément admis et reconnu universellement que le développement industriel des villes côtières s’accompagne généralement d’un risque accru de pollution des bassins portuaires, quelles que soient leurs tailles ou leurs importances. Il est d’autant plus vrai que ce risque de contamination marine est davantage aggravé lorsqu’il s’agit de ports dont les villes possèdent des zones industrielles d’envergure régionale. C’est le cas du port d’Arzew, géré par l’Entreprise Portuaire d’Arzew, une entité publique dont la responsabilité moral, bien évidemment est de protéger le pourtour portuaire (zone de compétence) et lieu de travail des cadres et employés de la même entreprise publique, en effectuant régulièrement des opérations de dépollution des eaux portuaires. Les travaux de nettoyage du port, ardu et minutieux nécessitant des efforts et des moyens matériels considérables, doivent être conduits sous la vigilance accrue des responsables de l’enceinte à traiter. Cette opération se fixe un double objectif : «économique et environnemental»,  économique afin d’améliorer le rendement et la capacité du port et environnemental en vu de limiter la contamination des eaux même au-delà du port, et doit permettre de débarrasser, le port de tous les déchets qu’ils soient flottants ou jonchant les fonds marins dans les bassins portuaires. Le constat actuel relevé par les associations de protections de l’environnement, à l’image de celle nommée ‘’Phénicia’’ sise à la Pêcherie d’Oran, reste inquiétant et confirme l’état dégradé de cette zone maritime soumise à la forte pression des rejets de l’industrie pétrochimique. L’alerte est à maintes fois donnée par les professionnels de la mer sur cette situation déplorable, mais malheureusement, le phénomène persiste, favorisé par l’intense activité portuaire et sa fréquente régularité dans le temps. La réglementation prévoit pourtant le principe d’action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles, à un coût économiquement acceptable et qui impose à toute personne dont les activités sont susceptibles d’avoir un préjudice important sur l’environnement (marin notamment), avant d’agir, de prendre en considération les intérêts d’autrui. Ce principe de précaution, selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves à l’environnement à un coût économiquement acceptable. De là émerge le principe du pollueur payeur, selon lequel toute personne dont les activités causent ou sont susceptibles de causer des dommages à l’environnement assume les frais de toutes les mesures de prévention de la pollution, de réduction de la pollution ou de remise en état des lieux et de leur environnement. La dépollution marine est réellement un défi majeur et urgent de nos jours à relever afin de garantir la préservation d’écosystèmes locaux, primordiaux pour la richesse de notre patrimoine naturel. La préoccupation écologique s’appuie fondamentalement sur le droit d’être informé de l’état de l’environnement et de participer aux procédures préalables à la prise de décisions susceptibles d’avoir des effets préjudiciables à l’environnement contenu dans la loi n° 03-10 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003 relative à la protection de l'environnement dans le cadre du développement durable. Cela dit, les solutions et remèdes à cette tare existe bien, notamment la simple pose d’un barrage flottant avec filets à l’entrée du port pour faciliter le ramassage des déchets. 

AS. Mohsen
Vendredi 10 Avril 2015 - 16:44
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Oran
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