REFLEXION

POLYCLINIQUE DE BETHIOUA : La chirurgie obstétrique fait défaut



Les habitants de la daïra de Bethioua d’Oran Est, continuent de souffrir du manque de médecins spécialistes. Il est inéluctable pour les malades de se déplacer jusqu'au chef-lieu de la wilaya pour des soins. Les premières victimes de ce manque flagrant qui perdure sont les femmes enceintes. La chirurgie obstétrique fait défaut à la polyclinique de Bethioua et même à l’hôpital d’El Mohguen parfois. Dimanche soir, un habitant de la localité de Messaissa localité de Bethioua qui a évacué sa femme en urgence pour un accouchement à la polyclinique de la ville de Bethioua, a été surpris d'être orienté vers l’hôpital d’El Mohguen. «Les médecins, m'ont signifié qu'ils ne pouvaient pas la prendre en charge», nous a déclaré le concerné. Les déboires du pauvre citoyen ne s'arrêtèrent pas là, car il devait évacuer lui-même sa femme souffrante et avec ses propres moyens surtout à une heure tardive de la nuit. Il n'a dû son salut qu'à la bienfaisance de ses voisins du village. Une fois à l’entrée au service de la pédiatrie, les responsables lui ont signifié qu'il n'y avait plus de place ! Il fallait alors voir «des connaissances» pour trouver enfin une place pour la femme qui était sur le point d'accoucher. On dirait que le piston a encore de beaux jours devant lui, au niveau de cette infrastructure sanitaire. Devant de pareilles situations, les simples citoyens ne savent plus à quel saint se vouer et sont livrés à eux-mêmes et ce, dans la plupart des cas. Les soins, chez les médecins et les gynécologues privés coûtent les yeux de la tête, car il faut débourser pas moins de 60 000 DA pour une césarienne par exemple. La réalisation d'un nouvel hôpital digne de ce nom à Bethioua, tarde à voir le jour, du fait qu’il est prévu un projet de réalisation d’un hôpital de 60 lits au niveau du chef lieu de cette daïra et les habitants attendent toujours son lancement, qui tarde à venir pour prendre en charge ces centaines de patientes qui souffrent le martyre au quotidien ,du fait que même le transport des évacuations des malades n’est pas disponible, faute d’ambulance.

Medjadji H .
Lundi 29 Août 2011 - 10:32
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Oran
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