REFLEXION

POLLUTION, MALADIES RESPIRATOIRES ET... PROMESSES : La population de la commune d’El Kerma souffre en silence



L’impact de la décharge publique de la commune d’El Kerma, au sud d’Oran, ainsi que celui de la station d’épuration sur la santé de la population locale, a fait l’objet d’une série de correspondances envoyées par l’association El Fadjr au wali d’Oran. L’association en question, qui a fait de l’environnement son cheval de bataille, n’en est pas à sa première démarche au niveau de la wilaya, et ce, après être restée sans réponse de la part des responsables locaux. D’ailleurs, l’association rappelle que l’échéance concernant la fermeture de la décharge à la fin 2009, n’a pas été respectée, alors que la situation épidémiologique ne cesse de prendre de l’ampleur, avec en plus des maladies respiratoires, l’apparition de plusieurs affections de la peau. Pourtant, deux échéances de fermeture de la décharge publique d’El Kerma n’ont pas été concrétisées en attendant très probablement la troisième. Quant aux effets néfastes, seuls les habitants de cette localité et ceux des bourgades environnantes sont en train de les subir en dépit de plusieurs SOS lancés en direction des responsables à différents niveaux. L’association El Fajr, spécialisée dans les problèmes de pollution sous ses formes dans l’ex-Valmy, vient d’adresser une correspondance au wali d’Oran, à travers laquelle elle l’interpelle en tant que premier responsable de la wilaya, afin de se pencher sur ce point noir qui engendre plusieurs maladies avec la persistance de pratiques interdites, tels que les feux qui se déclarent quotidiennement et dont les auteurs continuent de sévir, vu que le territoire de la décharge est facilement accessible à des pyromanes. L’association, relève que nombreux sont les citoyens qui sont affectés d’affections pulmonaires, en raison de l’épaisse fumée et des émanations toxiques qui se dégagent continuellement de la décharge. Si cette poubelle grandeur nature, était située plus loin des zones d’habitations au départ, aujourd’hui et suite aux extensions urbaines, la décharge jouxte des pâtés de maisons. El Fajr, rappelle au wali qu’elle n’a cessé de prendre contact avec tous les responsables communaux, en abordant la question sur l’angle de santé publique, mais aucune mesure concrète n’a été prise. Devant l’urgence, El Fajr exige dans une autre missive adressée à M. Boudiaf, que des mesures strictes et fermes soient prises dans l’immédiat, aussi bien pour la gestion de la décharge, dont la fermeture ne semble pas pour bientôt, que pour la station d’épuration des eaux usées. Selon l’étude faite par l’association avec l’avis de spécialistes, cette station dégage deux gaz toxiques: le méthane, un gaz affectant directement l’oxygène et le dioxyde de carbone portant atteinte directement aux cellules nerveuses. Du coup et au moindre vent, l’air devient irrespirable et des dizaines d’asthmatiques souffrent encore plus de ces émanations toxiques. A ce sujet, ils relèvent plusieurs défaillances, s’appuyant sur des exemples précis de manquement tels l’étude topographique du terrain qui n’a pas été faite d’une manière sérieuse au cours de la réalisation du réseau d’assainissement du chef-lieu de commune et les résultats sont négatifs, étant donné que des refoulements d’eaux usées sont observés régulièrement et des dizaines d’habitations sont inondées par ces eaux refoulées par l’ancien réseau obstrué. Selon l’association, ce ne sont nullement les quelques opérations de bricolage qui vont améliorer la situation, mais en revanche une autre étude sérieuse, est la solution idéale afin de mieux concevoir la nature des travaux à entreprendre afin d’avoir un réseau véritablement fonctionnel. Pour rappel, la fermeture de la décharge publique a été annoncée, selon l’association El Fadjr, pour la fin 2009, alors que les services de la direction l’ont annoncée pour fin 2010 à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, parallèlement avec l’ouverture du centre d’enfouissement technique de Hassi Bounif. Ces deux échéances n’ont été qu’un coup de vent, alors que le dernier responsable à s’être prononcé sur cette question épineuse a été le directeur d’Oran Propreté, l’entreprise qui est en charge, avait prévu la fermeture pour le mois en cours. Est-ce la fin du cauchemar ? C’est en somme ce que souhaite la population d’El Kerma.

A.Yzidi
Dimanche 14 Août 2011 - 10:07
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Oran
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