REFLEXION

POINT DE VUE : Réflexion autour de l’habitat

Au niveau de l’Habitat avec les réalisations des mégaprojets de Kharouba et El Hachem, qui font craindre aux Mostaganémois le syndrome de la cité Mendjeli de Constantine. Aussi sommes-nous conscients que l’habitation peut contribuer avec la production des espaces de vie, c'est-à-dire entre les prestations des services publics, la convivialité sociale, culturelle et traditionnelle.



La sur densification par exemple, peut générer et développer comme cassures des solidarités traditionnelles, l’accentuation de la ghettoïsation des ensembles d’immeubles sans âmes. Le mouvement associatif trouve inconcevable et inadmissible la livraison des cités entières sans encadrement prévu par la réglementation sur la gestion des parties communes  soit par les syndics ou d’autres gestionnaires connus. Autrement dit, en l’absence de ce dispositif, il conviendrait de faire encadrer et accompagner avant que les locataires n’aient reçu des pré-affectations de leurs logements respectifs, par des comités de cités démocratiquement élus et dument agréés , activant en partenariat conventionnel avec les APC. Les pré-affectations, les affectations ont commencé dès le 1er Janvier courant au profit de 2300 logements, vous allez constater sous peu l’état de dégradations précoces des espaces extérieurs, des parties communes des immeubles en manque d’hygiène ainsi que l’amoncellement à longueur de journée des ordures ménagères. Ce qui aggravera la gestion crescendo de ces patrimoines.
LES COLLECTIVITES LOCALES ONT LE DEVOIR D’ACCOMPAGNER ET D’ENCADRER LES COMITES DE QUARTIERS. POURQUOI UNE CONVENTION ?
En effet, la Gestion de la cité ou du quartier vise à répondre à la logique d’application de la culture urbaine dans le mental des citoyens qui auraient perdu tous leurs repères du code urbain depuis 1970 et la décennie noire aidant, pour ce qui concerne aussi bien la gestion du problème récurrent de l’enlèvement des ordures ménagères, de l’insalubrité publique, de l’exclusion sociale que subissent les jeunes, le chômage ainsi qu’à l’accès aux activités culturelles et sportives et le soutien scolaire.Jusque-là les comités de quartiers existants, se confinent à des associations dormantes parce que simplement phagocytées par l’administration et les collectivités locales ? Ils sont réveillés justes pour des actions ponctuelles pour de basses besognes où le volontariat est devenu une institution. La notion de partenariat consacré par des conventions idoines avec le mouvement associatif dans toutes ses thématiques confondues et de surcroît sur le long terme selon un programme pré établi n’est pas inscrite hélas dans l’agenda des APC. Ces conventions doivent être fondées sur des diagnostics précis, qui donneront lieu à des engagements contractuels clairs et dotés d’outils de suivi et d’évaluation et associer les habitants à travers leurs comités de quartiers à tous les niveaux de mises en œuvres, du diagnostic et d’évaluation.
LES OBJECTIFS SERAIENT LES SUIVANTS :
- Gérer : c’est à dire administrer ses affaires ou les affaires d’autrui- Avoir une dimension « sociale et pédagogique » de prévention et d’anticipation- Fédérer les acteurs et accompagner les comités de quartiers- Agir au quotidien pour anticiper sur les usages et les dégradations- Consolider les acquis, pérenniser les investissements urbains et les hommes- Améliorer la vie quotidienneCes collectivités locales au contraire avec l’indigence sur leurs pensées ont la préférence de privilégier les actions conjoncturelles populistes dans des situations vraiment structurelles qui appellent par la voie de conséquence d’autres applications plus rationnelles plus réfléchies et plus efficaces. Sommes-nous condamnés à chaque fois que des montagnes de détritus nous montent jusqu'à nos nez pour justifier la sempiternelle mobilisation de la population, sa société civile, et l’administration ; pour faire enlever des tonnes et des tonnes d’ordures ménagères et autres déchets solides ? En réalité c’est un phénomène récurrent qui ne manque pas de préoccuper aussi bien les citoyens que les collectivités locales. D’une certaine façon on peut dire que cette insalubrité publique est comme un monstre malfaisant dont on croit s’être débarrassé, mais qui renait de ces cendres à chaque fois.Tout simplement les APC pour la plupart d’entre elles à leur corps défendant, ne maitrisent pas le management basé sur la culture de l’anticipation de la gestion prévisible et de la planification. Comme elles cherchent à ne pas bousculer l’ordre établi craignant carrément de faire partager le pouvoir avec le mouvement associatif. Donnez-lui cette opportunité.

 

Khelifa Mohamed
Lundi 11 Janvier 2016 - 13:35
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MOSTAGANEM
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