REFLEXION

PLUS DE 80 ENFANTS ABANDONNES ACCUEILLIS PAR LA POUPONNIERE : L’innocence exploitée par les narcotrafiquants d’Oran

Selon des sources officielles relevant de la pouponnière de la wilaya d’Oran, cette maison d’accueil des enfants abandonnés a pris en charge, durant le premier semestre de l’année en cours, 38 enfants, et durant l’année 2010, plus de 80 enfants, qui ont été déposés par leurs parents pour diverses causes, dont la majorité des enfants nés à l’issue d’une relation sexuelle illégale.



PLUS DE 80 ENFANTS ABANDONNES ACCUEILLIS PAR LA POUPONNIERE : L’innocence exploitée  par les narcotrafiquants d’Oran
Pour la première cause, et durant l’année dernière, il s’agira de 33 enfants, dont 12 filles, tous âgés entre 0 et 06 mois, alors que la pauvreté a été la cause de l’abandon de 29 enfants, dont 07 filles, âgés tout entre 01 et 07 ans. Par ailleurs, notre même interlocuteur, nous ajoutera que ce bilan a été dressé sans compter les nouveaux nés abandonnés dans les rues, les décharges publiques et les quartiers populaires. En effet, pour cela, les éléments de la protection civile de la wilaya d’Oran ont découvert 29 nouveaux nés, dont 17 décédés, alors que les 12 autres ont été acheminés vers la pouponnière d’Oran. Sur un autre registre, la direction de cette dernière a placé pas moins de 42 enfants, âgés entre 0 et 03 ans, dans des familles d’accueil, dont 07 qui ont vu leur vie complètement changée, sachant qu’ils ont été emmenés vivre à l’étranger (04 en France, 01 en Allemagne, 01 en Angleterre et 01 en Espagne). Mais le plus alarmant, selon notre interlocuteur, est le fait que des enfants abandonnés sont demandés par des pères de familles, qui s’est avéré qu’ils étaient des narcotrafiquants de drogue. A cet effet, notre source nous précisera que des barons de drogue demandent la prise en charge d’enfants âgés entre 08 et 12 ans pour les utiliser dans leur trafic de drogue. Il nous ajoutera que ces bandits choisissent cette tranche d’âge, la moins demandée par les autres familles d’accueil, pour la commercialisation de stupéfiants, en faisant circuler des quantités de drogue au centre-ville d’Oran sans se faire choper par les services de sécurité, et sans recruter des passeurs de drogue, qui leur couteront les yeux de la tête. « A nos jours, les policiers et gendarmes n’ont appréhendé aucun enfant » continuera notre source. Pour ce qui est des raisons qui poussent les parents à abandonner leurs enfants, mise à part la pauvreté et les relations sexuelles illégales, nous trouverons les problèmes de famille et les divorces qui poussent la femme enceinte à se débarrasser du bébé, dont le père est son ex-mari, sous prétexte qu’il aura la même mentalité, chose qu’elle ne pourra jamais accepté, selon notre même interlocuteur. Pour cela, une psychologue nous déclarera que beaucoup de femmes ont laissé tomber leurs enfants, au moment où d’autres femmes sont arrivées jusqu’à avorter pour ne pas voir le bébé de son ex-mari.
Plus de 500 mille enfants exploités par la mafia du commerce
D’un autre coté, des sources officielles relevant de l’association de la protection de l’enfance nous affirmeront que plus de 500 mille enfants exploités par la mafia du commerce ont été recensés, durant l’année dernière, au niveau du territoire national. Parmi eux figurent plus 6 000 au niveau de la wilaya d’Oran, en leur assurant des salaires minables, ne passant pas les 5 000 DA/mois. Notre interlocuteur nous précisera que ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur à cause de la pauvreté qui continue à prendre de l’ascension depuis plusieurs années, sachant que durant l’année 2006, il n’était, au niveau national, que 65 mille, avant que le chiffre ne prenne une envolée pour atteindre les 145 mille enfants, en 2007. Le fléau social continuera sa hausse pour frôler les 210 mille enfants exploités par les patrons des commerces en Algérie, en 2008, avant de presque doubler en 2009, sachant que le chiffre ait atteint les 390 mille mineurs travaillant chez ces suceurs de sang. En outre, pour ce qui est des différents emplois proposés par ces « Hors la loi », il s’agit d’un vendeur dans une alimentation générale, des grossistes de produits alimentaires, des manœuvres ou encore des femmes de ménages pour les filles, âgées entre 14 et 17 ans. Notre même source nous précisera, par ailleurs, que ces enfants sont sur le champ renvoyés une fois que les patrons sont mis au courant du passage d’une équipe de contrôle combinée entre la CNAS et l’inspection de travail. Plusieurs plaintes ont été, durant l’année dernière, déposées au niveau des brigades de protection des mineurs relevant des brigades de la gendarmerie nationale ou de la sûreté de la wilaya d’Oran, qui ont enquêté sur ces « malfaiteurs » et condamnés à des peines allant de l’amende jusqu’à la prison avec sursis.
Quelle est la solution à prendre ?
Il s’agit, là, d’une question que nous avons posée à notre source, mais aussi aux services de la sécurité de la wilaya d’Oran, qui ne nous ont, malheureusement, pas donnés de réponse, tout en nous assurant qu’ils ont, à maintes reprises essayer de trouver une solution à ce problème qui continue son ascension dans notre société. « Mais à nos jours, nous avons essayé de tout faire, mais les patrons de commerce reviennent à la charge et recrutent de nouveau de la main d’œuvre mineur qui ne leur coute que le tiers de ce qu’ils donnent à un employé majeur ».

A.Yzidi
Lundi 8 Août 2011 - 09:32
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