REFLEXION

PLUS DE 2000 TUES ET PLUS DE 10.000 BLESSES : Massacre en Egypte

L’ETAT D'URGENCE DECRETE

Huit heures de massacre et pas une seule personne en Egypte ou dans le monde pour l'arrêter !! Plus de 2000 tués et plus de 10.000 blessés, et le monde se contente de regarder", tweete le porte-parole des Frères musulmans, dont le bilan humain n'est pas confirmé par les médias sur place.



La police égyptienne a commencé, très tôt mercredi 14 août, à évacuer de force plusieurs places du Caire, occupées depuis six semaines par les partisans du président déchu Mohamed Morsi. L'opération, que le pouvoir ne voulait pas voir se transformer en "bain de sang", a pourtant fait de nombreuses victimes. Les bilans restent contradictoires, notamment en raison de l'interdiction faite aux journalistes de pénétrer dans la zone. L'AFP a pu comptabiliser 43 cadavres dans un hôpital de fortune. Les Frères musulmans, qui parlent de "massacre", évoquent désormais le chiffre de 250 morts et au moins 10 000 blessés. Le ministère de la santé fait état de 15 morts, dont 5 parmi les forces de sécurité, et 179 blessés.

La place Rabiya Al-Adawiya "encerclée"
Sur le plus grand campement, situé près de la mosquée Rabiya Al-Adawiya, la police a d'abord bouclé plusieurs rues avant de tirer des cartouches de gaz lacrymogène sur la foule pendant que des hélicoptères survolaient la place en diffusant des messages par haut-parleur. Des images de télévision ont montré des bulldozers enfoncer ces barrières de fortunes. Des snipers étaient également placés sur les toits autour de la place, enveloppée de volutes de fumée.
Les forces de sécurité ont ensuite bloqué l'accès à la place avant de parvenir près du cœur du campement, mais les informations parviennent encore de manière très parcellaire. Selon un porte-parole des Frères musulmans, le courant électrique a été intégralement coupé sur la place Rabiya, "même dans les centres médicaux". En milieu d'après-midi, plusieurs centaines de personnes s'affrontaient encore avec les policiers sur cette place.
Le ministère de l'intérieur a affirmé en fin de matinée que la place Nahda, plus petite, est désormais "totalement sous contrôle". Environ 200 "manifestants armés" y auraient été arrêtés, dont plusieurs responsables des Frères musulmans.
Des corps carbonisés ont été retrouvés sur la place après la dispersion des manifestants, comme le montre une vidéo publiée par la chaîne El Watan (attention, les images peuvent choquer), réputée proche du pouvoir. Les causes de l'incendie ne sont pas encore connues.
Après avoir été expulsés par la police, des centaines de protestataires ont tenté d'établir un nouveau camp sur la place Moustapha-Mahmoud.

Des églises attaquées
Plusieurs témoignages font état de représailles de pro-Morsi contre deux églises dans la région de Minya. Les édifices auraient été en partie brulés. Une église copte  a aussi été incendiée à Sohag, dans le centre de l'Égypte. Les partisans du président islamiste déchu  ont jeté des cocktails molotov sur l'église Mar Gergiss située dans l'enceinte du diocèse de cette ville où vit une importante communauté chrétienne. Les Coptes, qui représentent 6% à 10% de la population, ont contribué au mouvement qui a emporté la présidence Morsi.

L’état d'urgence décrété, El-Baradei présente sa démission
La police égyptienne a commencé, très tôt mercredi 14 août, à évacuer de force plusieurs places du Caire occupées depuis six semaines par les partisans du président déchu Mohamed Morsi. L'opération, que le pouvoir ne voulait pas voir se transformer en "bain de sang", a pourtant fait de nombreuses victimes. La présidence égyptienne a annoncé l'instauration de l'état d'urgence dans tout le pays à compter de 16 heures, et pour une durée minimale d'un mois. Dans un communiqué diffusé par la télévision, elle ordonne par ailleurs à l'armée d'apporter son soutien aux forces du ministère de l'intérieur pour établir la sécurité. Un couvre-feu a également été décrété, de 19 heures à 6 heures du matin. Ces mesures s'appliquent au Caire et aux provinces de Guizeh, d'Alexandrie, de Beni Sueif, de Minya, d'Assiout, de Sohag, de Beheira, du Nord et du Sud-Sinaï, Suez et Ismailia.Le vice-président égyptien, le Prix Nobel de la paix Mohamed El-Baradei, a annoncé avoir présenté sa démission au président par intérim. "Il m'est devenu difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles je ne suis pas d'accord", écrit-il notamment dans sa lettre au président, Adly Mansour.

Condamnations unanimes et appels au calme

L'Iran craint une guerre civile
Le ministre iranien des Affaires étrangères dénonce "un massacre de la population" et "met en garde contre ses conséquences graves". "L'Iran suit de près les événements amers en Egypte et désapprouve les actions violentes", a affirmé le ministre qui "exprime sa profonde inquiétude quant aux horribles conséquences"."Il ne fait aucun doute que la réponse en cours aux développements intervneus en Egypte renforce la perspective d'une guerre civile dans ce grand pays islamique".

Le Qatar dénonce un massacre
Le Qatar, principal soutien des Frères musulmans, a dénoncé mercredi avec force l'intervention de la police égyptienne contre les partisans du président islamiste déchu, Mohamed Morsi. Le Qatar dénonce avec force la méthode utilisée contre les manifestants pacifiques (...) qui a coûté la vie à un certain nombre d'innocents sans armes, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.Le Qatar aurait souhaité voir, selon le porte-parole, les détenteurs du pouvoir en Egypte éviter la solution sécuritaire face aux manifestations pacifiques et préserver les vies des Egyptiens.Il aurait fallu ne pas diviser le peuple égyptien (...) car il est difficile de prévoir les conséquences des affrontements actuels, a ajouté le porte-parole.

La Turquie en appelle à la communauté internationale
Pour le président turc Abdullah Gül, "cette intervention armée contre des civils qui manifestent ne peut absolument pas être acceptée". Appelant toutes les parties au calme, le chef de l'Etat turc a indiqué craindre que la situation en Egypte ne dégénère en un conflit semblable à celui en Syrie.Son premier ministre en appelle à la communauté internationale, "notamment le Conseil de sécurité de l'ONU et la Ligue arabe" afin de "faire cesser ce massacre".

Paris demande la fin des violences
Le Quai d'Orsay "déplore très vivement les violences survenues au Caire lors des opérations d'évacuation" et a appelé toutes les parties au calme. "Il est essentiel que ces violences cessent et qu'une logique d'apaisement prévale. La France appelle les parties à faire preuve de la plus grande retenue et met en garde contre un usage disproportionné de la force."
Paris rappelle que la sortie de crise ne peut passer que par une solution politique, "ce qui implique que chacun privilégie le dialogue et la recherche du compromis".

 L'UE appelle à la retenue
"Nous réaffirmons que la violence ne mènera à aucune solution et nous exhortons les autorités égyptiennes à procéder avec la plus grande retenue", a enjoint le porte-parole de la Haute Représentante pour la politique extérieure de l'UE Catherine Ashton.

Riad
Mercredi 14 Août 2013 - 23:00
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ACTUALITÉ
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