REFLEXION

PLUS DE 120 AGENTS SANS SALAIRE DEPUIS 12 MOIS : Sit-in devant le centre psychiatrique de Mostaganem

Depuis son ouverture, le centre psychiatrique de Mostaganem, situé face aux urgences médicales de Tigditt, se trouve confronté au problème des salaires impayés des agents vacataires plus particulièrement.



PLUS DE 120 AGENTS SANS SALAIRE DEPUIS 12 MOIS : Sit-in devant le centre psychiatrique de Mostaganem
En effet, plus de 40 agents, tous corps confondus, ont observé, durant la matinée du lundi 14/12/09, un Sit-in devant l’entrée du centre psychiatrique de Tigditt, revendiquant leurs salaires impayés depuis bientôt 12 mois. Selon ces agents, ils sont près de 120 agents exerçant différentes fonctions à savoir : agents d’administration, magasiniers, hôtesses d’accueil, secrétaires médicaux, femmes de ménage, ouvrier professionnels et agents de sécurité recrutés dans leur majorité en qualité de vacataires. Recrutés sur la base d’un horaire de 5 heures par jour il leur arrive d’effectuer 8 heures, ont-ils tenu à faire savoir. Et d’ajouter : « nous sommes constamment menacés de renvoi du fait que nous travaillons comme vacataires. » Quant aux risques auxquels ils s’exposent quotidiennement, les travailleurs sont unanimes : « nous sommes exposés à des risques de tous genres alors que nous ne percevons aucune prime à ce sujet, au même titre que nos collègues titulaires.» Le Sit-in a été décidé par les agents concernés par le problème des salaires impayés, suite à plusieurs correspondances adressées à la tutelle et demeurées sans suite à ce jour. Selon eux, même la direction de la santé et de la population de la wilaya ne leur a fourni aucun élément de réponse susceptible de les éclairer sur leur situation financière qui demeure incertaine depuis le début de l’année en cours. Dans leur majorité, les travailleurs se disent désemparés, du fait qu’ils sont mariés et ont des enfants à charge. L’un d’eux nous a fait remarquer qu’il en avait 5. Cette situation a contraint les travailleurs à s’endetter pour nourrir leurs enfants. « Nous avons passé le mois de ramadhan, les fêtes religieuses sans le sou », ont-ils affirmé. Les hommes et les femmes ont déclaré avoir vendu une partie de leurs meubles et d’autres effets pour nourrir leurs familles respectives. Il n’y a pas d’autre solution étant donné que le silence de l’administration perdure. Pris entre le marteau et l’enclume, les travailleurs ont continué de travailler, depuis janvier dernier, estimant pouvoir être rétribués d’un mois à l’autre. Mais leur calvaire s’est étalé au fils des jours et des mois. Cela fait donc douze mois, jour pour jour, qu’ils attendent. Il s’avère que cette situation n’est pas unique à Mostaganem. Selon un billet du quotidien en arabe « El Chourouk », paru en début de semaine, les travailleurs du secteur sanitaire de Béchar vivent le même problème. Le directeur du centre psychiatrique de Tigditt, avec lequel nous nous sommes entretenus, nous a répondu clairement que ce problème dépassait ses capacités. Malgré les différents rapports adressés, à ce sujet, par ses soins, à la tutelle, la situation est restée telle qu’elle. «Le problème est du ressort de la tutelle et du ministère des finances.» « Je les comprends, mais que puis-je faire ? », a-t-il ajouté.

M. Bentahar
Mardi 15 Décembre 2009 - 09:32
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MOSTAGANEM
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