REFLEXION

PERSONNALITE DU JOUR : Djelloul Benderdouche



Djelloul Benderdouche est issu d'une famille composée de 14 membres, né en 1925 dans le quartier de Tobana Mostaganem, qui veut dire en Français Poudrière. Il a eu son certificat d'étude en 1937, à l'école Medjahers et son bac en 1944, puis il a fait ses études à Alger, dans l'unique université, qui existait dans toute l'Afrique du Nord à l'époque. Il choisit la pharmacie, spontanément pour subvenir aux besoins de sa famille. En 1943 il est devenu un militant de l'UDMA, j'ai fait mon devoir dans la clandestinité comme tous les frères de l'époque. Arrêté au mois de janvier 1957 pendant la grève des 8 jours et interné dans le camp d'Arcole "Bir El Djir", puis transféré  au camp de St Leu "Bethioua". Dans ce camp, il est devenu le médecin attitré de plus de 1000 prisonniers. Avec quelques autres compagnons il subit les affres de la torture et de la brutalité, il est libéré  le 14 juillet 1957, mais toujours sous surveillance. Le 15 août de la même année il est arrêté, cette fois avec son frère Abdelkader, un malade du diabète, ils sont accusés d'avoir collecté des fonds, et des médicaments aux maquis, et accusés aussi de complicité dans l'organisation d'une tentative d'évasion pour 200 soldats à la caserne, aujourd'hui "ex ITA". Son frère fut relâché quelques jours plus tard, et Djelloul Benderdouche fut emmené à la P.J, de l'avenue Raynal où il y avait déjà Kaddour Benantar, Benzaza Med et d'autres, là également ils ont subi toutes sortes de tortures pires que ceux pratiquées, par les Nazis.  Djelloul Benderdouche a passé des moments d'horreur surtout à Ain Tédelès, où il a été enfermé dans une cuve sous terre avec d'autres malheureux, pendant plusieurs jours, puis condamné à 10 ans de prison et à une amende de 5 millions de centimes. Puis il fut transféré à Berrouaghia, et ce n'est qu'au mois de janvier 1962, qu’il a été relâché. A l'indépendance, il reprend son activité dans la pharmacie pour s’y consacrer, jusqu'en 1967 où il sera élu comme maire jusqu'en 1975, et rappelé en 1991 pour être à la tête du DEC, pendant 6 mois.  A la tête de l’APC, il a travaillé avec ardeur pour donner à la ville les moyens du décollage malgré les difficultés, le manque de moyens matériel, financier et humain, tels que les professionnels, les techniciens et spécialistes dans les différents corps et filières, non moins importantes, cependant il a misé sur le civisme et sur l'aide des citoyens. Questionné par Réflexion … s’il était maire aujourd’hui que peut –il changer à Mostaganem ?  Un soupir avant de répondre : ‘’Ah ! Si nous avions à l'époque les moyens dont dispose le pays, je crois que cette ville serait devenue un paradis pour la population, hélas  !’’

Réflexion
Lundi 20 Mars 2017 - 18:56
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MOSTAGANEM
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