REFLEXION

PARKINGS ILLEGAUX : De l’argent facile pour des jeunes désœuvrés

Dès le début de la saison estivale, des parkings non autorisés ont vu le jour à travers tout le territoire de la wilaya de Mostaganem, notamment à proximité des plages.



PARKINGS ILLEGAUX : De l’argent facile pour des jeunes désœuvrés
Des jeunes âgés entre 20 et 30 ans, ont saisi l’occasion pour récolter un peu d’argent, sans même demander l’autorisation aux autorités concernées. Nous avons pu le constater au niveau des plages de Kharrouba, la Salamandre et Sablettes pour ne citer que ces exemples. De jeunes individus ont déjà squatté les lieux et font payer les automobilistes qui viennent stationner. Leur technique est simple, elle consiste à guider le chauffeur loin de son stationnement, avant de réclamer 50 dinars et parfois plus, pour la sécurité de la voiture. Si le chauffeur refuse de payer, son véhicule ne sera pas en sécurité durant son absence. Les victimes, qui généralement sont des estivants, évitent de contrarier ces pseudos gardiens de parkings afin de fuir d’éventuelles échauffourées. Nous nous sommes approchés de ces gardiens de parkings, qui nous ont affirmés que leurs principales cibles sont les étrangers à la ville. « Nous ne nous approchons jamais avant de voir l’immatriculation du véhicule », nous dira un jeune âgé d’une vingtaine d’année. « Si la voiture porte l’immatriculation 27, on s’approche avec méfiance, s’il s’agit d’un véhicule d’autre wilaya, on s’impose car on sait que tous les estivants évitent les problèmes au maximum », ajoutera notre interlocuteur. Selon ce jeune qui vend des cigarettes sur le trottoir de la plage, personne ne s’est jamais opposé à cette activité saisonnière. « Cela fait maintenant plusieurs années que nous activons, mes amis et moi, dans ce secteur et on n’a été jamais confrontés à un problème quelconque. Je ne vous cache pas que cela nous rapporte beaucoup d’argent, notamment durant la période de juillet- aout », dira t-il. Le même phénomène a été observé à la salamandre, kharrouba et autres plages, ce n’est pas cela qui manque sur le littoral de Mostaganem, du côté est de la ville. Personne n’a le droit de garer sans avoir versé 30 à 50 dinars. La région de Sonaghter n’est pas en reste. Après le remplissage du parking, les automobilistes se dirigent vers les quartiers situés entre les bâtiments. Là encore, les jeunes du quartier qui travaillent illégalement, font des tournées à travers les véhicules stationnés, un sac à la main et assurant à chaque entrée de véhicule la contrepartie d’un service inconnu de 50 DA. Plus loin, sur le littoral, des jeunes font le même travail. Ils attendent que quelqu’un stationne pour lui soutirer de l’argent. Les jeunes qui activent à la corniche, travaillent généralement le vendredi, autrement dit, le jour où les plages de la wilaya connaissent un afflux considérable de visiteurs comparativement aux jours de la semaine. En tous les cas, c’est la même chose qu’on rencontre en ville. Avec l’afflux impressionnant que connait la ville de Mostaganem, les gardiens de parkings s’en donnent à cœur joie devant les visiteurs qui ne comprennent plus rien au comportement de certains de ces pseudos gardiens. Et n’en parlons pas du centre- ville et ses environs, surtout au niveau du marché couvert ou souk Ain Sefra.

Mar
Mardi 9 Août 2011 - 11:15
Lu 476 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+