REFLEXION

PAR MANQUE DE FORMATION ET DE RECRUTEMENT DANS LE PASSE : Le secteur de la santé subit les conséquences

Les principes fondamentaux d’une bonne gestion sont nombreux, mais le principe sur lequel repose toute gestion est tout d’abord de se fixer des objectifs et de doter toute structure de moyens humains et matériels pour essayer d’avoir au maximum de bons résultats.



A cet effet, il y a lieu  de faire des diagnostics sur la situation réelle qui prévaut dans tous les secteurs et non de continuer de travailler à l’aveuglette sans buts bien précis et sans objectifs car en toute gestion, gérer c’est prévoir et cela dans tous les secteurs d’activités. Dans tout cet amalgame économique, politique, social et culturel, on constate qu’il n’y a pas de volonté politique pour remédier à ce genre de situations. A titre d’exemple, il y a lieu de signaler que le secteur de la santé parmi tant d’autres et  qui est le plus important et le plus névralgique, car il s’agit de vies humaines a été totalement délaissé en raison du laxisme et de l’incompétence qui régnait à l’époque.  Cependant, bien que les nouveaux responsables de la tutelle essayent de  trouver des solutions et à leur tête M. le ministre de la santé aux différents problèmes qui se posent, certains d’entre eux et qui sont la colonne vertébrale de ce secteur à savoir le potentiel humain qui se pose avec acuité est des plus défaillants. Depuis deux(02) décennies environ,  la couverture en  personnel paramédical dans certaines structures sanitaires fait cruellement défaut.  Il y a lieu de signaler à ce propos que si ce problème se pose avec acuité maintenant car cela est dû en grande partie  du fait que les écoles paramédicales durant cette période n’ont rien formé dans ce sens pour pouvoir faire face à cette carence, mis à part les quelques formations depuis l’indépendance du pays jusqu’en 1980 environ et cela en raison du manque de vision politique pour l’avenir. Depuis cette période, le volet formation en personnel paramédical a été presque totalement gelé. Malheureusement,  le corps paramédical est le pivot du secteur en raison de sa nécessité dans la prise en charge du malade, car le médecin qui décèle la maladie, procède à l’intervention chirurgicale et prescrit le traitement approprié ainsi que les dispositions à prendre post opératoires et c’est le plus important et c’est là qu’intervient le rôle de l’infirmier pour les soins et même le personnel instrumentiste qui est pour la plupart un paramédical qui assiste le chirurgien car sans eux, le médecin ne peut rien faire    .   Du fait que la gestion et la formation auparavant  se faisait cahin caha à savoir qu’il n’y avait pas de volonté  politique en matière de ressources humaines pour améliorer les conditions aussi bien du personnel ainsi que  du malade et ce n’est que maintenant  que l’on pense à relancer la formation tous azimuts de personnels paramédicaux et bien qu’il n’est jamais trop tard de bien faire, mais une formation médicale et paramédicale demande du temps et entre temps,  tous les EPH, CHU et EPSP ont et auront du fil à retordre à bien gérer ses structures et par voie de conséquence de prendre en charge convenablement les malades dont le nombre s’accroit de jour en jour en raison de la précarité de la vie, de la pollution à travers lesquelles  se propagent toutes les maladies. Dans le même ordre d’idées, un grand problème est à soulever qui est celui de la relève de ce personnel paramédical qui est appelé à sortir en retraite et qui n’existe personne pour les remplacer. Par ailleurs, et dans le même contexte, il y a lieu de signaler que le ministère de la santé exige fermement que les mesures d’hygiène dans toutes les structures sanitaires du pays soient appliquées d’une façon rigoureuse et même presque draconienne, mais le hic dans tout cela, c’est que l’on ne peut exiger  une hygiène parfaite sans en mettre les moyens humains comme par exemple les femmes de ménages dont le nombre est très réduit à savoir que dans certains centres de santé de certaines wilayas du pays, il existe quatre femmes de ménages pour trente cinq (35) centres de santé et il faut faire toute une gymnastique pour assurer l’hygiène et parfois c’est le personnel paramédical  qui les remplacent  pour ne pas être débordés par les déchets hospitaliers et prévenir les contaminations qui peuvent se répercuter sur la santé aussi  bien du personnel médical, paramédical et surtout les malades.  A cet effet, la tutelle de la santé et à leur tête M le ministre de la santé qui est animé d’une bonne volonté politique pour redresser la barre de son secteur est sollicité par tout le monde médical et paramédical pour prendre en charge ce grave problème de formation et de recrutement  pour relancer  ce secteur qui commence à s’épanouir.       

ADEL
Samedi 8 Mars 2014 - 18:12
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ACTUALITÉ
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