REFLEXION

Ouyahia prépare la présidentielle de 2014

IL COMPTE S’ECLIPSER POUR MIEUX REBONDIR

Une fois que les résultats du scrutin seront approuvés par le conseil constitutionnel, les choses sérieuses commenceront et l’on s’attend à ce que le numéro un du RND démissionne et que le gouvernement soit dissous. Alors qui, lui succédera et qui aura le privilège de former un nouveau gouvernement. Ouyahia sera-t-il reconduit où préfèrera-t-il se retirer du gouvernement pour revenir en force à la prochaine présidentielle ? Quant au président Bouteflika, nommera-t-il un chef du gouvernement de la majorité élue ?



Ouyahia prépare la présidentielle de 2014
Après une campagne électorale des plus miséreuses menée  par le parti du premier ministre Ahmed Ouyahia, le RND, laissant planer le doute d’une déconfiture après les résultats du scrutin,  qui l’ont  conforté en pole position  avec 72 sièges après le FLN.  Une deuxième place qui réconfortera ce qui reste des "Rndistes" qui se sont structurés à un moment crucial où le  terrorisme faisait rage. Cependant les 72 sièges ne consoleront guère le secrétaire général et non moins Premier ministre en poste. Comment Ahmed Ouyahia arrivera t il à maintenir son hégémonie politique personnelle après avoir obtenu un score en dessous des prévisions escomptées par rapport à celui de son rival du sérail, le FLN ? Dans ces conditions soit, il continue à jouir de son autorité en tant que premier ministre où cherchera t’il une autre porte de sortie après être remis de la déconfiture de son parti en s’exposant aux pires attaques, soit il décide de prendre en compte son insuccès en se retirant de la scène politique en prévision de la présidentielle qu’il brigue tout comme Belkhadem. Selon les observateurs même s’il est impopulaire pour beaucoup de voix libres qui reconnaissent paradoxalement que son CV correspond bien à la fonction surtout dans le système politique actuel renforcé par les résultats plébiscitant les deux partis de l’ancienne coalition. Dans cette perspective, s’éclipsant du paysage politique durant quelques mois ne lui donnerait elle pas un nouveau souffle pour avancer ses pions pour une éventuelle candidature à la magistrature suprême du pays.. Grâce à l’alchimie politique ! L’homme impopulaire et qui a été à la base de plusieurs réformes voir défendu même le régime bec et ongles, prétendant à chaque fois être le serviteur de l’Algérie.  On lui prête une savante connaissance des dossiers d’importance capitale pour le pays, un caractère intransigeant, un souverainisme sans faille… Propagande contre campagnes de dénigrement récurrentes. Ouyahia dérange, et  intrigue ses adversaires politiques. l’homme des hautes sphères de l’État devient vite sujet des discussions populaires et parfois simplistes dans le train ou sur les terrasses de café. Lui, s’en amuse souvent, comme il ironise sur certains articles de presse, pour montrer une hauteur de vue et de l’indulgence, malgré sa réputation de dur à cuire. Toutefois, ce n’est peut-être pas avec le peuple  dont la volonté n’intervient pas dans le choix des candidats à la magistrature suprême  que l’incontournable Premier ministre actuel aura à en découdre pour s’imposer comme challenger. C’est au sein du pouvoir qu’il lui faudra convaincre, par la ruse ou par la force. On dit qu’il bénéficierait de la confiance de l’armée mais il n’est pas acquis que les militaires veuillent choisir seuls, eu égard au remodelage conjoncturel des pouvoirs politiques dans les pays arabes, le prétendant à El Mouradia. En subissant la victoire du FLN, Ahmed Ouyahia voit décliner ses capacités à rallier à sa cause ses rivaux. Leur concèdera-t-il sa place pour un éventuel retour d’ascenseur en 2014, en tablant sur l’échec de son successeur aux couleurs de l’ex parti unique ? La tactique n’est pas à écarter à condition que le président de la République cautionne la manœuvre et veuille bien participer à la préparation de son remplacement. Sinon, il reste au Premier ministre à présenter sa démission, à charge pour Abdelaziz Bouteflika de l’accepter sans que ce dernier n’ait à s’engager quant à sa succession. Jamais, en aucun pays du monde, une défaite électorale n’aura projeté un leader politique en perte de vitesse vers les portes de la présidence. Insolite, comme le choix des électeurs en ces législatives 2012.

Ismain
Lundi 14 Mai 2012 - 11:28
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ACTUALITÉ
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