REFLEXION

Ould Abbès dans le collimateur d’Ouyahia

ENQUETE SUR LES PENURIES DE MEDICAMENTS

Le premier ministre Ahmed Ouyahia a ordonné une enquête au sein des structures du ministère de la Santé sur la pénurie de médicaments qui touche les hôpitaux et les pharmacies du pays depuis plusieurs mois, a t’on appris de sources concordantes.



Ould Abbès dans le collimateur d’Ouyahia
M. Ouyahia veut des explications sur les retards enregistrés dans la délivrance par le département de Djamel Ould Abbès des autorisations d'importation. Ces autorisations qui devaient être accordées en décembre 2010 n'ont été délivrées que quatre mois plus tard en avril 2011.Résultat : les commandes ont été lancées en retard, ce qui a généré des ruptures de stocks de médicaments constatées chez les fournisseurs et les fabricants, ainsi que des pénuries dans les hôpitaux et les pharmacies. Depuis novembre 2010, les autorisations d'importation ont été centralisées auprès du secrétaire général du ministère de la Santé, Abdallah Bouchenak Khelladi, nommé le 21 octobre 2010. Dans sa note adressée le 20 octobre dernier au ministre de la Santé, M. Ouyahia relevait que les autorisations d’importation avaient été délivrées aux importateurs à la fin du premier trimestre 2011 au lieu du quatrième trimestre 2010. Acculé par Ouyahia, le ministre de la Santé veut éviter d’autres retards dans la délivrance des autorisations d’importation de médicaments pour 2012. Selon nos sources, le programme d’importation pour l’année sera remis aux importateurs et producteurs mardi 15 novembre. La décision d’Ouyahia d’enquêter sur la pénurie illustre l’absence de suivi par le premier ministre des principales préoccupations des malades algériens. Depuis plus de deux ans, la presse, les pharmaciens et les médecins font régulièrement état de manque de médicaments dans les hôpitaux et les pharmacies. Des informations qui n’ont jamais été prises au sérieux, semble t’il, par les services du Premier ministre. Autre anomalie dans la gestion de la crise du médicament : les professionnels du secteur, publics et privés, affirment que les retards enregistrés dans l’importation des médicaments et des appareils médicaux, comme les machines de radiothérapie, sont dus aussi à l’instauration depuis 2009 de la lettre de crédit comme unique moyen de paiement des importations. Dans son instruction à Ould Abbès, le Premier ministre élude cette mesure – qu’il a introduite dans la LFC 2009 – contestée par les importateurs et les producteurs de médicaments. Mais si M. Ouyahia a enfin reconnu l’existence de la pénurie de médicaments, il continue d’ignorer le manque d’appareils de radiothérapie pour le traitement des cancers. Sur 28 000 malades cancéreux nécessitant une radiothérapie, seuls 8 000 sont traités annuellement. Les autres sont délaissés par l’État.

Ismain
Mardi 15 Novembre 2011 - 21:45
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ACTUALITÉ
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