REFLEXION

Où sont donc passés nos députés ? : LES UNS SONT DEVENUS DES COMMERÇANTS ET LES AUTRES ONT CHANGE DE RESIDENCE… !

Qu’est-ce qu’être député en Algérie ? Hormis sa mission au sein de l’Assemblée nationale il aurait un devoir à remplir vis-à-vis de ceux qui lui ont donné leurs voix et qui ont placé en lui leur totale confiance.



Où sont donc passés nos députés ? : LES UNS SONT DEVENUS DES COMMERÇANTS ET LES AUTRES ONT CHANGE DE RESIDENCE… !
Lors de leurs campagnes électorales, usant de discours mielleux, nos chers députés promettent mondes et merveilles aux citoyens qui les soutiennent. Mais il se trouve qu’une fois élus, ces messieurs font dans le grand standing et vont jusqu’à oublier, n on seulement les promesses faites hier, mais ceux-là même à qui elles ont été faites. En un mot leurs électeurs. Certains d’entre eux avaient fait la promesse, qu’une fois élus, de tenir des permanences pour être à l’écoute des préoccupations des citoyens. Plusieurs formations politiques, aussi bien celles de l’alliance présidentielle que celles se réclamant de l’opposition, avaient usé de cette promesse comme argument afin de gagner les faveurs de électorat. Depuis, trois années se sont écoulées déjà et, à ce jour, le constat est amer : aucune permanence de députés n’a vu le jour. Cependant, il semblerait bien qu’il existe un texte faisant obligation aux députés de prévoir des structures leur permettant d’être au contact des citoyens et à l’écoute de leurs préoccupations et leurs aspirations. De nombreux élus à l’APN, censés représenter la population de leurs circonscriptions, déménagent avec armes et bagages pour s’installer dans la capitale. Ils ne réapparaitront que pour briguer un second mandat, voire un troisième pour certains. Et le scénario est le même… Les exemples sont légion et rares sont les députés qui se soucient réellement de la gestion des affaires de leurs électeurs. Rares sont aussi ceux qui sollicitent les assemblées locales pour s’enquérir de leur fonctionnement, des dossiers à traiter, des situations difficiles à régler et des contraintes qui entraveraient leurs missions. Le mandat de député suppose un engagement aussi bien vis-à-vis des institutions centrales de l’Etat qu’envers les citoyens. Il est fort connu que le développement local ne peut aboutir sans une action concertée et des efforts conjugués qui sollicitent aussi bien l’organe législatif qu’exécutif. Mais dès lors qu’un élément vient à faillir c’est toute la dynamique sociale qui en est affectée. Théoriquement, et jusqu’à preuve du contraire, les formations politiques sont tenues par les engagements de leurs candidats suivant la ligne politique définie par celle-ci. Or il se trouve que cet état naturel des choses est contrarié par le comportement de certains élus qui se déjugent, une fois élus. Un député de l’ancienne législature, élu sur la liste du P.T., dans la wilaya de Mascara, qui s’était engagé à verser une partie de son salaire à son parti, avait changé de casaque, aussitôt la première mensualité perçue, pour rejoindre les rangs d’une autre formation politique. C’était pour lui une façon de se délier de ses engagements. Voilà bien une manière de se dérober pour ne pas se sentir tenu par les promesses faites à ceux qui lui avaient accoré leurs voix. Il faut reconnaître que cet exemple est légion parmi les pensionnaires, passés et présents, des assemblées élues en Algérie. On ne change pas de parti pour des considérations et des principes politiques mais pour se libérer d’engagements et préserver les intérêts qu’accorde le statut d’élu de la nation. Finalement, assister à l’ouverture des permanences de députés à l’échelle locale est une aspiration reléguée aux prochaines législatures. Là où n os élus ont fait chou blanc c’était lors des événements de janvier dernier qui ont secoué le pays. Pendant que les jeunes évoluaient dans les rues, exprimant leur colère, messieurs les députés avaient disparu de la scène et personne n’avait pris l’initiative d’aller à l’encontre des protestataires pour au moins écouter leurs doléances et les rassurer qu’ils transmettraient le message en haut lieu. Rien de tout cela ! Nos députés, on les voit lors des meetings, à l’occasion d’événements politiques et des commémorations importantes ou lors de la visite d’un ministre dans leur région, pour faire bonne figure. Quel est cet élu qui s’est préoccupé des problèmes sociaux et matériels de ses électeurs, pour en faire part aux responsables locaux, dans le but d’atténuer leurs souffrances ? Quand certains d’entre eux rendent visite à un wali ou à un responsable local, c’est dans un but bien précis. Avec un peu plus d’attention, ils, arriveraient très certainement à résoudre bon nombre de problèmes et éviter des déviations qui, le plus souvent, ont lieu parce qu’il n’y a personne à qui s’adresser, parce qu’il n’y a pas d’oreille attentive.

Riad
Mardi 14 Juin 2011 - 10:15
Lu 381 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 05-12-2016.pdf
3.51 Mo - 05/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+