REFLEXION

Où sommes-nous ?

Où sommes-nous, au pays des mollahs ou celui des talibans ? Ce qui s’est passé à Hassi-Mesaoud est inacceptable voire intolérable. Remake de la scène barbare sur ce qui s’est passé il ya dix ans.



Où sommes-nous ?
Comment est-il possible que des femmes soient torturées, violées, volées, humiliée dans l’indifférence et l’impunité. Qui sont ces bourreaux ? A la solde de quels commanditaires, exécutent t-ils ces expéditions punitives, en agissant comme des barbares, sabres et armes blanches à la main ? Que de questions, qui ne trouvent pas de réponses. Après le lynchage de dizaines de femmes à Hassi-Messaoud, les agressions ont repris de plus belle dans cette ville, devenue le fief de certains groupes fanatiques qui se prennent pour les gardiens du temple et se donnent le droit de sanctionner qui ils veulent et s’évertuent à vouloir appliquer la loi divine. Ces femmes venant des quatre coins du pays à la recherche d’un travail honnête, généralement comme femmes de ménage, auprès des multinationales implantées dans cette région pétrolière du pays, n’ont rien fait d’illégal, elles n’ont commis aucun impair, elles n’ont violé aucune loi, alors pourquoi ce silence qui en dit long des autorités administrative et sécuritaire ? Pourquoi ces femmes seules qui travaillent à la sueur de leur front ne sont-elles pas protégées, pourquoi les considère t-on, comme des moins que rien ? Ces énergumènes et ces fanatiques qui n’ont aucun sens de la valeur humaine, semblent oublier que nous vivons dans un pays où les droits de la femme sont préservés et protégés au même titre que ceux de l’homme, par la force de la loi. Et cette loi ne contrevient en aucune manière aux préceptes de l’Islam, au contraire, la première source du droit algérien se trouve être la religion. Il n’a jamais été dit nulle part, que la femme qui travaille doit être combattue ou châtiée, ceci relève de l’archaïsme et du non sens. Aujourd’hui, l’Etat à travers ses services décentralisés, est appelé plus que jamais à prendre ses dispositions en reconquérant le terrain dans cette partie du pays, dans le but d’instaurer définitivement son autorité qui semble bafouée par des extrémistes venus, on ne sait d’où. L’Etat est pleinement responsable de la protection des citoyens et la loi lui confère par excellence ce rôle. Il doit frapper fort tous ceux qui oseront remettre en cause son autorité. L’expérience de laxisme et du pourrissement, vécue par les algériens durant les trois premières années de la décennie noire est toujours présente dans les esprits. Cette politique qui a mené le pays vers le chaos et l’anarchie, où l’autorité de l’Etat avait complètement disparu du terrain, les algériens ne sont pas prêts à la subir encore une fois. Nul n’a le droit de faire justice lui même, chacun est tenu de respecter l’autre et c’est aux juridictions compétentes d’en décider. L’Etat est encore une fois interpellé pour mettre un terme à ces graves dépassements qui ne font qu’envenimer une situation déjà électrique.

Amara Mohamed
Mercredi 21 Avril 2010 - 10:11
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CHRONIQUE
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