REFLEXION

Où allons-nous ?



Où allons-nous ?
Qui de nous n’a pas remarqué que la société algérienne est en perpétuel changement depuis au moins les deux dernières décennies ? Ce changement, observable de l’intérieur comme de l’extérieur, s’est opéré quelque temps après les événements d’octobre 1988. Ces événements ont laissé leurs empreintes et depuis, la situation a pris une sorte de virage en fer à cheval. Tous les maux sociaux, autrefois bannis, ont commencé à faire surface quotidiennement. Des petits délits de vol à l’étalage on est vite arrivé aux vols par effraction et parfois avec agressions, aux agressions et menaces en toutes catégories avec l’usage de toutes sortes d’armes blanches et d’effets divers, en passant par la constitution de bandes de malfaiteurs spécialisés dans différents crimes et délits, tels l’homicide, le kidnapping et toutes sortes de trafics notamment de véhicules, de fausse monnaie et de faux documents. La liste est encore longue. Quant à l’âge des délinquants il va de la préadolescence à celui de l’adulte. De ces différents délits la presse en parle constamment et il n’est une région qui soit épargnée. Même dans le milieu rural ce phénomène a fait son apparition et semble prendre de l’ampleur au même titre qu’en milieu urbain. Pour avoir une idée de ce qui se passe autour de nous, dans nos quartiers et dans nos villes, nous avons relevé quelques délits commis dans différentes villes au cours de la seconde moitié du mois de mars dernier. Oran : 36 personnes présentées pour le délit de vol, port d’armes prohibées, faux et usage de faux, détention et usage de stupéfiants. Tiaret : 2000 tampons (couvercles) d’avaloirs volés. Saïda : saisie de 8 500 cartouches de cigarettes Legend. La valeur de la marchandise saisie est évaluée à 600 millions de centimes. Naâma : condamnation de 2 narcotrafiquants. El Bayadh : saisie de 14 000 cartouches pour fusils de chasse. Mecheria : saisie de 3 900 bouteilles de vin. Sidi6Bel-Abbès : viol d’une mineure. Zahana (Mascara) : saisie de 234 faux billets. Mostaganem : un adolescent se suicide. Démantèlement d’un réseau de trafic de véhicules. Tlemcen : saisie de plus de 52 kg de kif traité et enfin Guelma : arrestation de 4 trafiquants de drogue. Pourquoi autant de délits ? La société algérienne serait-elle malade à ce point ? La présente liste des divers délits est assez exhaustive par rapport à ce qui se passe au quotidien. Les tribunaux et les cours à travers l’ensemble du territoire national ne désemplissent pas. Des piles de dossiers sont traités quotidiennement. Cette situation, à la fois dramatique et alarmante, nous laisse perplexe. Le mal existe et a tendance à se propager malgré tous les efforts consentis par l’ensemble des services sécuritaires et les moyens dont ils disposent. Il nous semble, à notre humble avis, que pour parvenir à atténuer progressivement ce fléau qui prend de l’ampleur, il faudrait associer tous les professionnels spécialisés en la matière pour aboutir à une concertation globale sur les moyens à mettre en œuvre , et ce à long terme.

Bentahar Mohamed
Mercredi 7 Avril 2010 - 10:13
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CHRONIQUE
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