REFLEXION

On va voir



Au moment où le torchon brûlait encore en Tunisie, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), s’annonce en donneur de leçon, en rendant public un communiqué, lundi dernier, dans lequel il met en valeur le combat du peule tunisien, citant celui-ci comme étant « un exemple et un message d’espoir pour tous les peuples de la région (…) » Le MSP, parti islamiste, pour sa part, propose une conférence nationale élargie à toutes les forces du pays pour tirer les leçon s de ce qui s’est passé en Tunisie, selon M. Mohamed Djemâa, chargé de communication dudit parti, cité par El-Watan. Les représentants des deux partis sont intervenus après les émeutes qui ont ébranlé la Tunisie et l’Algérie récemment, eu égard surtout au résultat auquel sont parvenus les tunisiens. Ces deux interventions ont des tendances différentes l’une de l’autre. Le premier, le RCD, approuve la révolte du peuple tunisien et dénonce les tentatives des dirigeants des pays arabes, de discréditer le soulèvement du peuple tunisien et se montre du coup solidaire avec celui-ci en se montrant généreux. Pour cela, il appelle les Algériens à organiser une chaîne de solidarité afin d’aider les familles tunisiennes pour les soulager et parer à toute éventualité.  Le MSP, quant à lui, fait preuve de prise de conscience en appelant toutes les forces du pays à une conférence nationale élargie pour débattre d’un certain n ombre de thèmes. Le RCD comme le MSP, ont attendu longtemps avant de réagir. Les problèmes que connaissent les jeunes, dans leur majeure partie, ainsi que l’ensemble des citoyens algériens, ne datent pas d’hier. Cela fait des décennies que les Algériens interpellent le pouvoir notamment en ce qui concerne la cherté de la vie, le logement et le bien-être de la population. Autant de questions primordiales pour assurer aux Algériens « une vie meilleure ». Il n’y a pas si longtemps : «Pour une vie meilleure » fut un slogan auquel tout le peuple algérien croyait profondément. Les temps ont changé et ledit slogan s’est effacé de la mémoire collective. A présent faut-il donner raison à la rue qui devient porteuse de messages du fait que les canaux de communication entre le peuple et les responsables sont obstrués ? En ce qui concerne les réactions extérieures, jusque là seules l’U.E., la France et Bruxelles ont réagit et se disent prêtes à soutenir le peuple tunisien dans la poursuite de ses aspirations   démocratiques. L’U.E., par le biais de sa chef de la diplomatie, Catherine Ashton,  se dit « être prête à offrir une aide immédiate à la Tunisie pour la préparation des élections libres et démocratiques et ce, en vue d’un renforcement des relations bilatérales ». Quant aux éventuelles sanctions à l’encontre de l’ex-président tunisien,  la porte parole de l’U.E. a  tout simplement répondu : « On va voir ! » 

M.Bentahar
Vendredi 21 Janvier 2011 - 23:01
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CHRONIQUE
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