REFLEXION

Obama pour une poignée de dollars

WASHINGTON VEUT CONCRETISER LE PROJET « TERRE PROMISE »

Aussi longtemps que les intérêts américains dans les pays arabes seront garantis, Washington accordera toujours un poids disproportionné à son allié israélien.



Obama pour une poignée de dollars
Aucune administration américaine ne peut réviser ses relations avec Israël tant que ces relations ne mettent pas en danger des intérêts plus importants dans les pays arabes. La question se réduit pour les Américains à un calcul des avantages et inconvénients économiques et stratégiques. Aussi longtemps que les intérêts américains dans les pays arabes seront garantis, Washington accordera toujours un poids disproportionné à son allié israélien. L’administration américaine ne peut soutenir la reconnaissance d’un Etat palestinien membre à part entière de l’ONU sans être rassurée sur la manière dont évoluera la rue arabe. Une victoire politique des révolutionnaires pacifiques palestiniens risque de condamner à l’échec les tentatives européennes et américaines pour circonscrire les révolutions à leur cadre national respectif via l’aide financière et politique promise aux nouveaux dirigeants en Tunisie, en Egypte et en Libye. La reconnaissance d’un Etat palestinien donnerait au printemps arabe une dimension à laquelle l’administration américaine n’est pas préparée, elle qui avait déjà les plus grandes difficultés à naviguer dans la région avant le soulèvement de la rue arabe. L’administration américaine oppose son veto également sous la pression du lobby juif et du gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou. Ceux-ci s’alarment de la croissance économique que l’Autorité de Ramallah a réussi à créer : selon eux, un Etat palestinien indépendant et prospère irait forcément à l’encontre des intérêts économiques israéliens. Ils préféreraient que les choses restent telles quelles, les Territoires palestiniens étant réduits au rôle de marché captif et lucratif pour l’économie israélienne. Ni les Américains ni les Allemands ne peuvent s’affranchir de leur engagement derrière la sécurité d’Israël. Le sujet n’est pas seulement politique, il comporte aussi une importante dimension culturelle. Obama n’osera pas reconnaître la souveraineté d’un Etat palestinien sur une partie de ce que les fondateurs du sionisme qualifient depuis plus d’un siècle de Terre promise. Toutefois, le fait que la plupart des pays d’Europe – là où le problème juif trouve son origine – prennent des positions en avance sur l’administration américaine et reconnaissent l’Etat palestinien en assemblée générale pourrait permettre à Obama ou à un futur autre président américain de s’affranchir des pressions du lobby juif.

Ismain
Samedi 24 Septembre 2011 - 22:02
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