REFLEXION

OUREAH, UN VILLAGE DE LA STAGNATION : Le réseau de gaz de ville n’est qu’à 2000 mètres !

La ville d’Oureah, distante du chef-lieu de wilaya de 5 kilomètres et relevant de la commune de Mazagran semble vivre au rythme d’une seule et unique saison de l’année : l’été, où elle devient si animée et si gaie. Dès la fin du mois d’Août et en attendant le retour de la saison estivale, elle replonge dans sa léthargie qui la distingue depuis si longtemps et la classe parmi les villages de l’époque coloniale qui n’ont connu aucun essor de développement socio-économique depuis l’indépendance.



Ainsi, les habitants de cette ville qui stagne sur le plan socio-économique depuis plus d’une cinquantaine d’années, déplorent l’impraticabilité des rues pleines de nids de poules et de crevasses, de l’insuffisance du transport public et surtout du manque flagrant au raccordement  en gaz naturel dont le besoin est si pressant en cet hiver si rude. A ce titre, un vieux citoyen, adossé à un des murs de l’unique mosquée à l’attente de la prière du dohr,  M.H.M, âgé de 72 ans et originaire de la ville, affirme qu’il vient de se rendre en ville pour s’approvisionner en gaz de butane ; il a été contraint de prendre un taxi en déboursant les frais de la course s’élevant à 400 dinars (aller-retour) et la somme de 250 dinars pour l’acquisition de la bonbonne. Son voisin, assis à ses cotés, un sexagénaire, M.K.B réplique à son tour, qu’il surveille quotidiennement la venue du livreur du gaz butane depuis plus d’une semaine. Tôt  le matin, il se lève, et attend au centre de la ville avec sa bouteille le passage du distributeur qui semble les oublier depuis si longtemps. Un troisième vieillard, M.B.M, âgé de 68 ans pense que le livreur ne viendra plus les ravitailler puisque la pression sur le gaz butane est si forte et qu’il préfère mieux spéculer sur son prix en le fournissant aux aviculteurs qui  le payent cher pour sauver leurs poulets. Un jeune vétérinaire, le Dr B.A, président du comité de quartier de la cité urbaine dénommée « Hai les Mimosas », dépendante également de la ville d’Ouréah, résume la déplorable situation de la localité en trois principaux et cruciaux problèmes qui paraissent insolubles depuis des lustres. Il énumère le premier et important problème qu’est le manque de gaz naturel en signalant que le réseau passe juste à coté  à deux mille mètres de l’agglomération pour approvisionner la ville de Hassi Mamèche et ses douars dont le bourg d’El Bladia, moins peuplé et à quelques milles mètres d’Ouréah.

L. Ammar
Samedi 17 Janvier 2015 - 18:40
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MOSTAGANEM
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