REFLEXION

OULED-AMMAR (LA STIDIA) : Une école délabrée pour les hommes de demain



Parce qu’ils sont de petits élèves qui ne se manifestent pas vis-à-vis de toute la déchéance de leur école ; personne ne soucie d’eux et des conditions affreuses, sales et méchantes dans lesquelles ils pataugent dans une école située peut être en dehors de notre dimension du temps.  Après une semaine de vacances conjoncturelles, l’école primaire du douar d’Ouled Ammar réquisitionnée une semaine durant en raison du scrutin du jeudi écoulé, rouvre ses portes aujourd’hui pour que nos enfants regagnent leurs classes. Et qui dit reprise des cours, dit tout un bonheur conjugué à la rencontre des copains, de la gentille maitresse, et du bienfaisant directeur. Or, dans ce coin perdu de l’Algérie profonde où le temps est suspendu depuis la naissance du pays, où les méandres et autres semblants de rues ne connaissent ni le bitume, ni le réseau d’assainissement ; l’unique école n’est pas dans une meilleure posture, si ce n’est le pire qu’elle traduit. Le mauvais état de ses locaux délabrés, insalubres et dangereux, peut être relevé de visu, comme l’a constaté tout ce beau monde qui a dû remarquer cette catastrophique situation de laisser aller. Un laisser-aller qui ne dit pas son nom, plutôt qui dit mieux : il traduit un je-m’en-foutisme arrogant et irresponsable. Car, du moins, par égard à l’écoulé évènement électoral, les responsables devaient, au moins, à la rigueur, dépêcher une équipe de nettoiement pour ne serait-ce qu’un coup de balai et un autre de chiffon, outre un peu de javel pour désinfecter les toilettes infectées de par les excréments jonchant la totalité des deux salles d’eau, si l’on se permet de la nommer ainsi. Or, peut-être qu’en raison de la situation spatiale de cette école en dehors de notre dimension du temps, rien ne fût fait. Et les citoyens ainsi que les encadreurs du vote, devaient tout simplement s’en passer du petit coin et se tenir le long de la journée du scrutin, c’est-à-dire de 07h à 23h. D’où la question qui se pose d’elle-même : qu’en est-il alors des autres temps ordinaires ? Comment font les petits élèves ? Comment font les institutrices qui n’habitent pas le douar ? Et pourquoi les institutrices qui embellissent leurs classes font souvent état de la volatilisation de plusieurs objets?   « Nous exigeons que nos enfants obtiennent un enseignement dans des conditions décentes», clame un des parents, soutenu par une enseignante », avant d’ajouter : « nous demandons que des travaux conformes soient entrepris pour remettre en l'état les toilettes de l'école. Et que les salles de classe soient peintes, et que les fenêtres soient retapées, et que la cour soit enjolivée par une plantation d’arbres et d’arbustes ». Et en attendant, l’école baptisée au nom du moudjahid Ould-Ammar, ressemble à tout, sauf à un lieu décent, dans une République indépendante.  

Ilies BENABDESLAM
Samedi 6 Mai 2017 - 20:27
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MOSTAGANEM
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