REFLEXION

OUARGLA : Manifestation pacifique de chômeurs

Des milliers de personnes se sont rassemblées pacifiquement jeudi dans le centre d’Ouargla pour revendiquer leur droit au travail et réclamer la libération des chômeurs arrêtés en février pour avoir manifesté



Jeudi 14 mars, des milliers de chômeurs se sont rassemblés sur la place de la mairie dans le centre de Ouargla pour réclamer du travail et l'arrêt de poursuites judiciaires. "Nous revendiquons le droit au travail et l'arrêt des poursuites judiciaires contre les chômeurs", a déclaré par téléphone à l’AFP le représentant d’Ouargla au Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), Abdelmalek Aibek. Lundi, tentant d'apaiser la colère des jeunes chômeurs avant la manifestation, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a déjà annoncé que les entreprises du Sud devront recruter prioritairement des employés locaux. "Le recrutement d'une main-d'oeuvre hors wilayas (hors de la préfecture, ndlr) n'est autorisé que pour les postes n'ayant pas de profil correspondant localement", selon une instruction de M. Sellal concernant les wilayas du Sud, citée par l'agence APS. Le représentant du Comité national pour la défense des droits des chômeurs précise que les manifestants, "des chômeurs, mais aussi des syndicalistes et des défenseurs des droits de l'Homme (...) sont venus de plusieurs préfectures." Pour Tarek Maméri, célèbre blogueur opposant et membre du CNDDC, "le rassemblement est un succès, c'est le premier succès de notre combat pour la dignité".Selon une source des services de sécurité à l’AFP, "le rassemblement s’est déroulé dans le calme". Des forces de l'ordre se sont déployées autour de la Place, mais se sont montrées très discrètes. Aucun dépassement n'a été signalé.D'après des journalistes sur place, les manifestants se sont dispersés en début d'après-midi pour éviter des dérapages. Un groupe qui voulait scander des slogans anti-gouvernementaux a été neutralisé par les organisateurs, ont-ils constaté.Ce rassemblement se tient tandis qu'un tribunal de Laghouat, a condamné, mardi, à deux mois de prison, dont un ferme, quatre chômeurs qui avaient manifesté en février devant l'Agence nationale pour l'emploi (Anem) de cette ville, proche de Hassi R'mel, plus important champ gazier du pays.Les manifestants étaient notamment poursuivis pour "attroupement non armé et usage de la force contre les forces de l'ordre", a précisé leur avocate, indiquant que treize autres prévenus avaient été acquittés.Le 26 mars, quinze autres chômeurs seront jugés à Ouargla pour "attroupement non armé".
 

Ismain
Samedi 16 Mars 2013 - 09:16
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ACTUALITÉ
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