REFLEXION

ORAN : Une trentaine de familles occupent les ruines du palais du bey



ORAN : Une trentaine de familles occupent les ruines du palais du bey
Ce n’est vraiment pas la vie de palace que mène la trentaine de familles, depuis les années 70, dans les ruines de l’ancien palais du Bey, situé dans le vieux quartier de Sidi Houari, au centre-ville d’Oran. Les familles sont confinées dans des sortes de cagibis insalubres, sans eau ni électricité, et qui menacent à tout instant de s’écrouler sur la tête des occupants. Certains chefs de familles affirment avoir adressé plusieurs correspondances aux autorités sans résultat. « En 2010, à l’ère du numérique et de la télévision en 3D, nous nous éclairons à la lueur des bougies, qu’on trouve difficilement d’ailleurs », déplore un père de famille désespéré. « Je ne vous inviterais pas à prendre un café chez moi, parce que j’estime que l’endroit est indigne de mes hôtes. Nous ne sommes pas au Moyen-âge, mais presque. J’ai vraiment honte de moi. Je suis né et grandi à Oran et je n’ai pas eu droit à un logement décent, alors que d’autres gens venus de partout ont été logés sans problème. » Se plaint encore notre interlocuteur qui affirme que parmi ses voisins d’infortune existent des fils de Chouhada. Bien sûr que tous les responsables qui se sont succédés à la tête des administrations d’Oran ont été informés de ces problèmes. Bien sûr qu’un flot de promesses leur a été déversé. Mais leur situation est restée inchangée pour des raisons qui ne s’expliquent pas. « C’est peut-être le fait de vivre cachés qui fait qu’on oublie. Comme on n’est pas situé sur l’une des routes empruntées par les cortèges officiels au point de défigurer le paysage. On ne risque pas de heurter la vue des hôtes illustres de la ville… » Ironise un habitant qui ajoute sur le même ton : On aurait dû nous installer dans des baraques le long de la route de l’aéroport, je crois qu’on aurait été relogés depuis longtemps… » Beaucoup d’habitants font état de maladies due à l’humidité des lieux, ainsi que la présence d’animaux nuisibles comme les rats, en nombre impressionnant, et d’insectes de toutes sortes pouvant transmettre des maladies aux enfants surtout. Sans compter les odeurs nauséabondes en provenance du réseau d’assainissement défectueux qui envahissent les lieux. Leur espoir réside, estime-t-on, dans le nouveau wali qui s’était rendu dernièrement sur les lieux pour visiter inspecter l’hôtel Châteauneuf et ordonné sa réhabilitation. Les habitants avaient saisi l’opportunité pour exposer leur situation lamentable. On saura que les travaux ne pourraient être entrepris avant le relogement des familles. Une nouvelle promesse qui n’a pas semblé soulever beaucoup d’enthousiasme chez certains occupants des lieux échaudés par les nombreuses promesses non tenues.

A. Salim
Dimanche 21 Novembre 2010 - 22:01
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