REFLEXION

ORAN : Une grand-mère condamnée pour l’enlèvement de son petit-fils

Une vieille femme et son fils ont comparu devant la Cour d’Appel de justice d’Oran, suite à leur implication dans une affaire de faux et usage de faux, en complicité avec sa fille vivant en France, pour lui permettre l’enlèvement de son fils en Algérie et programmer son voyage à l’étranger, afin de le priver de son père. Le tribunal a confirmé le verdict initial prononcé précédemment à leur encontre soit une peine de 18 mois de prison ferme, assortie d’une amende. Quant à l’accusée principale, il a été émis à son encontre, un avis de recherche pour son arrestation par Interpol.



Les faits de cette affaire remontent au mois de juin dernier, lorsque la victime s’est rapprochée auprès du procureur de la République en vue de déposer une plainte précisant que son ex-femme avait programmé l’enlèvement de son fils et son évasion à l’étranger avec la complicité des membres de sa famille à leur tête, sa mère et son frère, en recourant à la falsification du certificat (S 12), pour leur permettre de se procurer un passeport pour le bébé, afin qu’il puisse l’accompagner à l’étranger, ce qui pourrait le priver de son enfant, malgré le droit de visite de deux fois par semaine que lui a notifié le tribunal chargé des affaires familiales. Au reçu de la plainte, les services de la police judiciaire ont déclenché une enquête minutieuse autour de l’affaire qui a confiné à l’arrestation de la mère de l’accusée et de son frère, où ils ont été soumis à une enquête. Les investigations ont également démontré que le jour de l’incident, l’accusée principale qui est une divorcée de la victime, a réussi à obtenir un passeport pour son fils par le biais d’une connaissance de leur entourage, qu’une enquête est en cours pour dévoiler son identité, en falsifiant l’extrait de naissance (S12), qui leur a facilité la tâche de délivrer un passeport d’une manière tumultueuse, avec la complicité de la mère et du frère de l’accusée, leur permettant ainsi de faire fuir l’enfant vers l’autre rive de la Méditerranée, en laissant la victime dans une situation inextricable. Au cours de l’audience, les accusés ont nié les faits qui leur sont reprochés, en déclarant que l’accusée principale avait obtenu le passeport de son fils en toute légalité avec des documents officiels qui lui ont été remis par la victime, qui selon eux, cette dernière s’est rétractée pour se venger de l’accusée après avoir eu des informations sur sa relation avec un autre, tout en niant leur implication avec elle dans cette affaire. Mais les déclarations rapportées par la partie civile, démontrent le contraire des déclarations faites par les accusés en s’appuyant sur des documents prouvant leur implication tout en demandant de  requalifier l’affaire en crime à cause des dommages causés à la victime du fait de l’avoir privé de son enfant . Quant à la défense, cette dernière  a demandé l’annulation de la peine prononcée contre sa cliente du fait de manque de preuves tangibles qui prouve son inculpation dans cette affaire. 

Touffik
Lundi 21 Septembre 2015 - 17:45
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Oran
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