REFLEXION

ORAN : Un gâchis appelé saison estivale



ORAN : Un gâchis appelé saison estivale
Plus de deux millions d’estivants ont visité le mois écoulé les plages du littoral oranais. Une affluence record, estiment les spécialistes précisant qu’en juin la coupe du monde avait laissé apparaitre des craintes d’une saison estivale compromise. Les estivants préféraient alors le mondial sud africain à la bronzette sur une plage ou les espaces sont squattés par une faune de plagistes venus dont on ne sait ce rush sur les plages oranaises connaîtra toujours, selon une source officielle, un reflux durant le mois sacré. Nous allons nous orienter vers une autre forme de prestation destinée à capter l’intérêt des familles oranaises. Les plages pourront être alors une destination pour les veillées ramadanesques », estime le gérant d’une crèmerie à la plage les andalouses. Ce sera dans le même sillage le répit alors pour les opérateurs, sédentaires d’offrir leurs prestations et l’opportunité aux familles de profiter des plages débarrassées du matériel des concessionnaires qui sont devenus les maîtres incontestés des lieux et qui n’hésitent pas à faire appliquer leur loi à coups de batte de base Ball, de gourdins et de chiens de chasse. Actuellement c’est la grande anarchie au vu et au su de tous les responsables des communes côtières. Les plages sont exploitées sans le respect d’aucune loi et le cahier des charges qui impose des règles régissant l’exploitation des plans de baignade n’est nullement respectée. La gestion des concessions des plages dans la wilaya n’a jamais connu une aussi grande anarchie. Les citoyens attendent une réaction salutaire des responsables du secteur car au rythme où vont les choses, un drame peut arriver. Et pour illustrer nos propos, nous citerons le cas du parking du complexe. Les andalouses squattés par une bande de jeunes qui imposent le gardiennage aux automobilistes moyennant le tarif de 100 Da, une somme qui couvrirait selon eux « les frais d’accès à la plage. Or ces derniers ne sont mandatés ni par la direction du complexe ni par le géant du parking. Cette bande sévit au grande jour sans être inquiétée. Autre exemple édifiant, la grand plage des andalouses Bousfer, El Ancor, Bomo, l’étoile et les autres sont devenues des espaces livrés aux concessionnaires qui font comme bon leur semble. Il n’existe pratiquement plus d’espaces publics de ces lieux devenus la propriété privée des exploitants. Et pour couronner ce sombre tableau des plages oranaises nous citerons l’initiative louable des responsables locaux qui ont installé des douches publiques à l’entrée des plages, ces équipements qui n’ont rien à envier à ceux qui ornent les plages touristiques de la côte ibérique sont devenus une source de pollution qui menace la faune et la flore marine. Plusieurs baigneurs n’hésitent pas après avoir lézardé durant des heures au soleil à prendre des douches avec champoing et gel douche. Les eaux savonneuses rejetées se déversent en pleine mer augmentant ainsi les risques de pollution. C’est dire que cette initiative louable dans son essence risque de provoquer une catastrophe écologique si des mesures d’interdiction de l’usage du savon et autres n’est pas prise dans l’immédiat.

N. Bentifour
Mercredi 4 Août 2010 - 00:01
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