REFLEXION

ORAN : Mise en garde contre une ‘’Chicha’’ mortelle

Des médecins spécialistes de la santé publique à Oran ont tiré la sonnette d’alarme sur le phénomène croissant de l'abus de la « Chicha », surtout qu’elle a entraîné depuis quelques jours la mort d’un jeune homme âgé de 23 ans qui a rendu le dernier souffle au service des urgences médicales de la wilaya, où les résultats des tests ont prouvé que la victime avait pris des doses supplémentaires de ce produit, ce qui a conduit à sa mort, en sachant que cet incident est le deuxième du genre après celui qui a eu lieu il y a quelques mois seulement, où la consommation de « Chicha » a causé la mort d'un enfant âgé de 14 ans.



La consommation de la « Chicha », ce nouveau phénomène qui est venu s’installer dans la société algérienne a pris une grande place auprès des fumeurs de tabacs, où beaucoup d'entre eux considèrent l’idée comme digne d’être expérimentée et de mettre leur santé en péril face à ce produit, cinq fois plus dangereux que la cigarette, provoquant un nouveau type de dépendance en s’en offrant sans difficultés à travers les cafés populaires et luxueux, et les salons de thé à des prix différents et de multiples saveurs comme les pêches, les abricots, les pommes, où la consommation abusive de la « Chicha », augure d’une menace réelle pour les jeunes qui sont de plus en plus motivés par la consommation de ce produit, où les chiffres provenant de la Direction de la santé à Oran enregistrent un pourcentage qui  dépasse 20 %, chez les jeunes, dont la plupart sont des adolescents, garçons et filles âgés de 16 à 25 ans. Ces derniers croient que fumer par narguilé est moins nocif que le tabagisme régulier, bien au contraire, selon des médecins spécialistes dans la prévention et la santé publique, sa consommation  est équivalente à entre deux et dix paquets de cigarettes, de même que 60 cas de cancer sont causés par la dépendance au tabac et à la « Chicha », sans compter les autres cancers de la bouche, le cancer du poumon, ainsi que les problèmes du cœur, conduisant à la mort due à l'abus excessif, où il y a des personnes qui en abusent à prendre en une journée entre 6 à 7 narguilés, sans se soucier des conséquences graves causées par ce poison mortel qui, sachant qu'il est enregistré chaque année, la mort de 15 mille personnes  en raison de l'usage du tabac, et la Chicha, qui est devenue à la mode par sa forte demande parmi plusieurs couches de la société particulièrement les jeunes adolescents, ainsi que la frange féminine. Les dangers causés par le narguilé se multiplient de jour en jour, surtout avec sa grande expansion à travers les cafés populaires et de haut de gamme, les salons de thé, et même au niveau des domiciles, en particulier dans le centre-ville, mais ce que beaucoup, parmi ces jeunes, et accrocs ignorent, ce sont les  outils de la « Chicha », qui ne sont jamais nettoyés ou rarement, ce qui double le risque de maladies transmissibles. La Direction de la Santé avait organisé pendant les semaines dernières, des campagnes de sensibilisation contre les abus de consommation de la « Chicha »,  ayant ciblé les salons de thé et des points de vente, cependant, et en dépit de ces campagnes, la plupart des gens, surtout les jeunes refusent d'arrêter l'abus de la Chicha en l'absence de l'application effective de procédures de fermeture par les autorités concernées,  une mesure qui avait été prise dans le passé avec l'imposition de mesures de dissuasion contre ceux qui mettent en péril la vie de jeunes femmes et des adolescentes à la fleur de l’âge par l’offre de ce produit nocif à la santé publique,  qui attire de plus en plus la gent féminine à travers un certain nombre de salons de thé dans le centre-ville, où il est remarqué un afflux important de jeunes filles, en particulier les étudiantes universitaires, et même du cycle secondaire, âgées entre 15 et 25 ans qui s’adonnent à ce poison en toute quiétude. Quant au prix à payer par le consommateur de ce produit selon l’un des employés d’un salon de thé, il varie entre 800 et 2000 dinars, selon la qualité du type du produit et les différentes saveurs, pêche, abricot, pomme, mais le risque de la Chicha a doublé chez les femmes qui peuvent être exposées au cancer, à l'avortement, ainsi qu’à des distorsions dans la grossesse, les femmes qui consomment la Chicha, se tuent lentement et contribuent à la propagation de nombreuses maladies, ce qui appelle à une action urgente par les autorités concernées pour réduire la propagation de ce phénomène importé de l’Orient, qui est exotique à la société algérienne.

Touffik
Dimanche 12 Juillet 2015 - 17:58
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Oran
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