REFLEXION

ORAN : Le raqui et son « assistante » d’El Hassi sous contrôle judiciaire



ORAN : Le raqui et son « assistante » d’El Hassi sous contrôle judiciaire
Il s’agit d’une affaire pouvant relever du délit d’exercice illégal de la médecine, qui n’a pas encore dévoilé tous ses dessous. On sait qu’il y a décès d’une femme sur laquelle a été pratiquée une « hidjama ». Une intervention « chirurgicale » ayant pour but, dit-on, de « retirer le mauvais sang » (dans le sens propre du terme) au patient afin de lui faire retrouver tout son dynamisme et toute son énergie. Cette fois-ci, la guérison n’’a pas été au rendez-vous avec cette malheureuse femme qui a perdu la vie, après avoir reçu le traitement visant à la guérir des maux dont elle se plaignait. Les présumés coupables de ce qu’on pourrait appeler « le drame d’el Hassi » - le « raqui » et son assistante, qui n’est autre que son épouse - ont été arrêtés et présentés devant le parquet d’Oran qui les a placés sous contrôle judiciaire, sous le chef d’inculpation d’exercice illégal de la « hidjama », en attendant leur comparution devant le tribunal correctionnel. La « hidjama » est recommandée par le prophète Mohamed (QLSSSL) qui la considère comme étant « l'acte le plus utile pour que les êtres humains se traitent avec ». Dans la pratique, l’opération consiste à retirer le mauvais sang – dans le sens propre du terme- qui s’accumule dans le dos de la personne et gêne la circulation sanguine. Après avoir pris le soin d’aseptiser la zone du dos où sera appliqué la Hidjama, le « raqï » prend un verre spécifique fait pour résister à la chaleur, il le chauffe de l’intérieur, à l’aide d’une petite torche confectionnée à l’aide d’une tige en bois au bout de laquelle il enroule un morceau de coton qu’il trempe de l’alcool à brûler. Le chauffage du verre permet de le purifier et en chasser l’air pour faciliter son adhésion au corps du malade. Il pratique ensuite une petite incision avec une lame de rasoir et applique immédiatement sur la plaie où le sang commence à suinter. Le nombre de verre à appliquer dans le dos du malade dépend du degré de souffrance du malade. Le sang sort de ces zones remplissant les verres de sang « mauvais » qui se serait concentré au niveau de cette partie du corps. La « hidjama », selon ce mode d’application, a été de tous temps l’apanage des coiffeurs qui ont traité de très nombreuses personnes sans qu’il n’y ait jamais eu de problème grave à signaler. La plupart des personnes traitées par la « hidjama », des hommes surtout, ont toujours déclaré avoir ressenti une très nette amélioration physique après le traitement. A point où la Hidjama leur était devenue une besoin, qu’ils devaient satisfaire chaque année à la même période, c'est-à-dire au printemps, pour se sentir bien dans leur peau.Elle reste, néanmoins, une pratique dangereuse, car elle est actuellement pratiquée par n’importe qui. Beaucoup d’opérateurs ne prennent pas les précautions d’hygiène nécessaire et peuvent avoir « entre les mains » des hémophiles, et les malades porteurs de troubles d'hémostase ne peuvent subir cette pratique. Il est à signaler que beaucoup de patients se sont retrouvés aux urgences à cause de cela .De nombreux charlatans se sont découvert en la pratique de la « hidjama » un moyen de s’assurer des revenus substantiels au mépris de la santé, voire de la vie, de leurs « patients ».

A. Salim
Mercredi 11 Août 2010 - 00:01
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