REFLEXION

ORAN : Le fameux plan de transport remis aux calendes grecques

Quatre nouveaux agréments, viennent d’être octroyés pour l’activité des sociétés de taxis. Ainsi le nombre de sociétés de taxi dans la wilaya d’Oran passera à 57, cela au moment même, où des centaines de chauffeurs de taxis et de jeunes chômeurs voulant se lancer dans cette activité, ne cessent de réclamer le déblocage des fameuses licences d’exploitation, demandant également par la même occasion de passer aux licences administratives et non pas celles accordées par la direction des Moudjahidines.



Cela ne va rien changer dans un secteur aussi chamboulé, faute d’un plan de transport qui tient en compte les défaillances constatées dans chaque itinéraire, et le parcours de déplacement qui néglige certains quartiers qui font partie du groupement urbain. Résultat, les « taxieurs » au sein de la ville sont nombreux, pourtant, pour les usagers, arrêter un taxi ce n’est pas une mince affaire, puisque certains chauffeurs dictent leur loi, évitant ainsi certaines destinations à leur guise. Une attitude qui suscite le mécontentement des usagers, notamment en été où les chauffeurs de taxi exerçant au profit des sociétés privées, se disent prêts à tout faire afin de glaner la somme exigée par leur employeur, de ce fait, ils se lancent dans une véritable chasse aux clients. Certains se sont convertis en « mode clandestins ». Un état anarchique qui traduit tout le laisser-aller qui règne dans le secteur. En effet, et en dépit de la vaste opération des services de l’ONML, (Office National de Métrologie Légale) qui a révélé plusieurs cas de dépassements et de fraudes dans les compteurs, ces chauffeurs n’ont pas abdiqué, et insistent toujours sur leurs pratiques. A titre d’exemple, l’agence routière sise de l’USTO et celle d’El Hamri attirent beaucoup de taxieurs qui veulent profiter de l’arrivée des voyageurs à la ville pour leur proposer des courses à des sommes exagérées, pour des destinations sises au sein du tissu urbain. Le plus grave dans tout ça, est que des chauffeurs de taxis refusent les clients locaux et ciblent ceux qui ne connaissent pas la ville et ce, bien que ces conducteurs doivent assurer le transport urbain. « J’ai demandé à un « taxieur » de me ramener au centre-ville, alors qu’il était libre, il m’a, alors, proposé la somme de 200 Da, sous prétexte des bouchons de circulation au centre-ville » nous dira une dame qui voulait emprunter un taxi depuis le quartier de l’USTO. L’union générale des commerçants et des artisans algériens (UGCAA), et malgré les différentes décisions prises à l’encontre de ces  chauffeurs de taxi, reste impuissant devant de telles attitudes de la part de certains chauffeurs. L’anarchie bat son plein, au sein de ce secteur qui nous réserve peut être d’autres surprises avec l’attribution des nouveaux agréments d’exploitation, alors que le fameux plan de transport est toujours remis aux calendes grecques.

M.F
Mercredi 12 Mars 2014 - 17:25
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