REFLEXION

ORAN : Le culte du gaspillage



ORAN : Le culte du gaspillage
Engagé dans une stratégie de redressement dans tous les domaines, le wali d’Oran a très souvent pointé du doigt la réalisation de certaines infrastructures notamment des écoles ou des logements qui ont été réceptionnés dans des conditions ahurissantes d’erreurs de malfaçons et de manque de finitions. Très souvent le responsable local a exprimé sa colère face à certaines lacunes constatées dans l’encadrement et le suivi de certains projets accusant des retards. Importants. Des projets initiés parfois depuis quelques années et traînent en longueur quand ils ne sont pas parfois bloqués par des erreurs techniques ou des entraves liées aux lourdeurs des machines bureaucratiques. Malheureusement le laxisme et le laisser aller qui génèrent ces situations semblent aujourd’hui s’inscrire dans une sorte de « normalité » propre à une inversion totale des règles d’ion du cadre urbain et de sérieux dans l’accomplissement des missions. A Oran, beaucoup de citoyens s’interrogent légitimement sur les objectifs et l’opportunité de certaines décisions en gestion du cadre urbain collectif des décisions qui s’apparentent souvent à de médiocres improvisations érigées en modèles de développement d’une ville porteuse de grandes ambitions. Et bien évidemment, ces médiocres initiatives comportent à la clé des constatations de crédits publics dans des opérations qui n’ont aucun impact sur les besoins vitaux de la collectivité. Une simple ballade à travers la ville permet de contempler ici et là de nombreuses situations où des faramineuses et colossales sommes d’argent public « jetées par la fenêtre » auraient pu être consacrées à d’autres priorités. A la cité des HLM- USTO, de vieux piliers en briques pleines restent encore débout des vestiges de clôture et des restes de bordure délimitant de présumés espaces verts qui n’ont jamais existés attendent des prédations et des malversations connues par le passé. Face à la clinique Nekkache, un terrain vague clôturé, jonché de détritus et de sacs plastiques a englouti il y a cinq ans de cela des sommes considérables au titre de son aménagement en espace vert. A Haï Daya ex petit lac, des bancs publics installés prés de la mosquée Ahmed Ben Hamber viennent d’être enlevés pour engager une nouvelle opération d’aménagement de l’espace urbain contestée et critiquée par les habitants du quartier. Des personnes âgées qui aimaient venir se reposer sous l’un des palmiers de cette petite esplanade se demandent toujours qui comment, et pour quoi on a décidé de réaliser de telles inepties. Des habitants échaudés par les multiples erreurs et tâtonnements enregistrés dans la mise en œuvre de ces projets. A l’image de ce soit disant espace vert au Sud du quartier qui se transforma à chaque hiver en véritable barrage d’eau inondant tout le quartier. Cet prétendue espace vert apparemment réalisé sans la moindre étude technique de drainage et d’écoulement des eaux a fini par être détrui par des travaux d’excavation menés dans l’urgence pour permettre l’évacuation des eaux. Autant d’erreur à inscrire au registre de la médiocrité chronique en terme d’esthétique urbaine et d’utilité devenus de véritables douars, certains quartiers comme la cité des 1845 logements de l’USTO suffoquent sous le poids des fléaux qui gangrènent le cadre urbain marqué par les caves inondées d’eau usées la poussière estivale, la boue hivernale, l’éclairage défaillant, les rats, les moustiques, les chats et chiens errants ainsi que l’insalubrité. Des opérations de bitumage, des allées et trottoirs, de réfection des conduites et des regards d’assainissement, de ramassage des blocs et des crochets datant de l’époque du chantier et d’éradication des animaux errants auraient pourtant permis d’améliorer l’état des lieux et de renforcer chez les résidants l’esprit civique de préservation de l’environnement. Car pour l’instant ils n’ont rien, sinon pas grande chose à préserver dans ce cadre de vie collective livré à une sublime dégradation.

N. Bentifour
Mardi 24 Août 2010 - 13:20
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