REFLEXION

ORAN : La voleuse en djilbab risque 3 ans de prison



ORAN : La voleuse en djilbab risque 3 ans de prison
Une jeune femme, la trentaine, assez bien de sa personne, s’était demandée : comment faire pour s’approprier, s’assurer un revenu sans travailler, bien sûr, mais aussi sans coup férir. La dénommée T. Naïma n’était pas du genre à braquer une banque ou une bijouterie, et encore moins d’agresser les gens dans la rue. Elle s’est mise à réfléchir et finit par trouver l’astuce. Une idée diabolique germa alors dans son esprit: exploiter lâchement la vulnérabilité des vieilles femmes manifestement dans le besoin. Un scénario est donc élaboré dans lequel elle s’octroie le rôle d’une représentante du gouvernement en mission à Oran, chargée de recenser les personnes âgées nécessiteuses en vue de leur faire obtenir une aide spéciale de l’Etat. Pour gagner la confiance de ses futures victimes, le personnage doit paraître crédible. Et comme l’habit fait encore le moine au cinéma et au théâtre, la voleuse se confectionna un djilbab qui lui donna l’apparence d’une femme pieuse. Un discours très persuasif a été aussi préparé pour être débité d’une voie suave aux vieilles femmes ciblées et entra carrément en scène. Elle commença par aborder des dames d’un certain âge pour tester son procédé qui aurait marché du premier coup, croit-on savoir. Elle aborda une dame qui marchait le long de l’avenue Hammou Mokhtar, ex-avenue St. Eugène, et a commencé par se présenter, avant de lui poser une série de questions pour faire vrai. Elle lui raconte qu’elle s’est engagée dans une action humanitaire et que c’est le Bon Dieu qui lui a permi de faire ce travail en vue de la récompenser pour les bienfaits qu’elle fera distribuer par le gouvernement. Elle n’y était pour rien, disait-elle, faussement modeste. Que son bonheur ultime était d’arriver à faire des heureuses autour d’elle. Ecrasée sous le poids de la misère et des ans, la vieille femme gobe avec une étonnante facilité toutes les sornettes débitées avec un talent qui ferait pâlir d’envie certaines de nos grandes comédiennes. Le dossier à envoyer à Alger, c’est la voleuse qui doit le réunir, la vieille dame n’avait plus qu’à y joindre sa photo. Et comme il fallait faire vite, très vite, parce que la « bienfaitrice » devait regagner Alger le soir même, elle invite la vieille dame à se faire photographier sur le champ, et la fait entrer chez le premier photographe du boulevard. C’est elle qui se chargera des frais. La vieille dame la suit docilement. A l’intérieur, la voleuse informe sa victime qu’une photo montrant le corps tout entier était nécessaire pour appuyer la demande. De ce fait, elle devait retirer sa djellaba, et les bijoux qu’elle portait, « faire vraiment pauvre et augmenter ses chances d’avoir une pension importante ». Ce jour-là, le subterfuge avait été découvert et la voleuse n’a eu que le temps de prendre son djilbab entre les dents et fuir à toutes jambes, et parvient à semer ses poursuivants en entrant dans un couloir de la rue Maupas, où elle retira son costume de scène avant de fondre dans la foule. Le même scénario a été exécuté une bonne dizaine de fois. Elle a eu à entraîner ses victimes successives chez un médecin « pour un certificat médical’ devant attester l’incapacité de la future bénéficiaire, dans un laboratoire « pour des bulletins d’analyses prouvant la détérioration de la santé » de la personne ciblée ; chez un radiologue, dans un dispensaire, etc. La victime est entraînée chaque fois dans un lieu où elle doit se dévêtir, retirer ses bijoux que la voleuse se chargeait de « garder » pendant l’examen. Une bonne dizaine de vielles femmes ont été ainsi délestées de leurs maigres biens, mais cela a dû rapporter un joli butin à la délinquante en djilbab qui a poursuivi ses actes durant le mois de ramadan, un mois qui semblait n’avoir rien de sacré pour elle. Mais c’était sans compter sur la ténacité des éléments des services de la sûreté de wilaya d’Oran et l’aide précieuse de certains citoyens. Prise sur le fait, à son énième opération, la voleuse a été arrêtée et présentée dernièrement au parquet d’Oran qui l’a écrouée pour vol et escroquerie, elle risque trois ans de prison.

A. Salim
Samedi 4 Septembre 2010 - 12:21
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