REFLEXION

ORAN - LES CASTORS: Le marché de voitures sera t-il éradiqué ?



Avant-hier, une soixantaine d’habitants du quartier les Castors sont sortis pour manifester leur ras-le-bol devant l’occupation de l’espace par les dizaines de véhicules d’occasion, en stationnement anarchiqu, proposés à la vente. Un véritable souk dans le plus mauvais sens du terme, qui s’étale chaque jour un peu plus, a été créé dans cette partie de la ville, allant du quartier de l’Hippodrome jusqu’à celui des Castors. Tout le boulevard Abou Darham, jadis paisible, est devenu invivable aussi bien pour les habitants que pour les usagers de la route qui ont du mal à se frayer un passage au milieu des véhicules garés n’importe comment et les grappes humaines constituées de courtiers de tous bords, qui ont pris possession des lieux, ils parlent fort dans un langage ordurier qui parvient aux familles à l’intérieur de leur maison. Les habitants, qui ont subi cette situation « trop longtemps », ont-ils dit, ont fini par perdre patience et laisser éclater leur colère. Certains ont placé des grosses pierres tout le long de la chaussée pour empêcher les stationnements, mais rien n’y fit. Les dizaines de vendeurs ont continué à garer leurs véhicules des deux cotés des voies rétrécies bloquant carrément le passage. Plusieurs fois des policiers sont intervenus pour chasser les courtiers, mais ceux-ci reviennent comme si de rien n’était. Un véritable jeu du chat et la souris auquel assistent, impuissants, les habitants qui disent ne plus savoir à quel saint se vouer devant cette situation qui dure depuis trop longtemps aux Castors, jadis connu pour être un quartier résidentiel. « Il m’est difficile de rentrer ou sortir de chez moi quand je le souhaite. Il faut faire le tour des groupes agglutinés à la recherche du conducteur du véhicule stationné devant la porte de mon garage. Parfois, c’est très urgent, mais personne ne me répond. Le concerné ne se montre pas, car la place lui convient et ne voudrait pas déplacer son véhicule pour ne pas le perdre. Ceci, sans parler de tous ceux qui ne se gênent nullement de faire leurs besoins contre les arbres encore debout dans ce qui fut un jardin. Les femmes habitant le quartier sont poussées à faire de longs détours pour rejoindre leur domicile», s’est plaint un habitant. Un véritable calvaire que rien ni personne n’est arrivé à y mettre fin. Des opérations « musclées » avaient bien été tentées par des responsables qui se sentaient quelquefois concernées, mais ça n’allait pas très loin. Au bout de deux ou trois interventions au maximum, tout redevient comme avant, ou pire. Ceci, en dépit des instructions du wali que les courtiers ne peuvent pas entendre, trop occupés à berner leurs clients et à calculer les gains qu’ils vont réaliser en fourguant un tacot à prix d’or. Mais les gens du quartier commencent à reprendre espoir. Depuis quelques jours, les agents de la sûreté urbaine ont occupé les lieux, avec un camion prêt à embarquer le véhicule suspect pour le déposer à la fourrière. Les policiers motorisés quadrillent tout l’espace utilisé auparavant par les vendeurs de voitures à la sauvette. Un dispositif à même de décourager les plus téméraires parmi les courtiers a été donc mis en place pour redonner au quartier sa tranquillité d’antan, a-t-on constaté. Mais cela ne semble pas parti pour régler le problème : les courtiers tenaces envahissent maintenant les rues adjacentes, ne faisant donc que déplacer le problème en causant des désagréments à de nouveaux riverains épargnés jusqu’alors. Jusqu’à quand les courtiers et autres vendeurs informels continueront-ils à dicter leur loi ? Le temps nous le dira. Car il s’agit d’un endroit où le commerce informel de voitures d’occasion est florissant, faisant qu’il soit connu à travers tout le territoire national, étant donné qu’il existe depuis plusieurs années déjà.

A. Salim
Mercredi 30 Mars 2011 - 11:21
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