REFLEXION

ORAN : LE FONCIER PRIS D’ASSAUT: ’Beni Oueskout’’ des années 80 refait surface

Rocher, HassiLabiodh, Hay Benadoud, des bourgs inconnus jusque-là mais qui viennent d’être propulsés sur le devant de la scène à Oran par la vague de squat de lots de terrains qui bat son plein ces derniers jours



ORAN : LE FONCIER PRIS D’ASSAUT: ’Beni Oueskout’’ des années 80 refait surface
C’est un véritable dépeçage du patrimoine foncier public et privé auquel nous assistons ont indiqué dans une correspondance à la wilaya des habitants de Hay Benarba, communément appelée Rocher, un fatras de maisons lovées au fond au flac d’une colline à la sortie Ouest de la ville d’Oran le phénomène qui se déroule actuellement dans la capitale de l’Ouest rappelle étrangement la vague de « Beni Oueskout » durant les années quatre vingt dix et qui a permis à des dizaines de bidonvilles de ceinturer plusieurs localités du pays « Au douar Bendaoud, des individus proposaient des lots de terrain contre la modique somme de 5000 DA. C’est du jamais vu ! Ils se sont approprié une assiette de près de 15 ha du domaine public qu’ils sont en train de morceler et de vendre » a affirmé un élu de Bir El Djir. Ce dernier rappellera que force restera à la loi et que tous ceux qui érigeront des baraques dans ces lieux s’exposent à des poursuites judicaires. « Nous allons procéder à la à la démolition des baraques déjà érigées, généralement de nuit, et nous allons tout faire pour préserver ce terrain public », affirme la même source. Il y a quelques jours de cela, près de 20 ha de la jumenterie de Chtaïbo, au lieu dit Hassi Labiodh, ont subi le même sort. Le terrain relevant de la commune d’Es Sénia a été squatté par des dizaines de familles qui y ont construit un bidonville. « Nous sommes en train d’éradiquer le bidonville du douar Zerklaoua et voila que des gens s’approprient un terrain pour créer un site informel nous. Ne laisserons pas faire », a affirmé un responsable de la daïra d’Es Sénia. Ce dernier ne manquera pas de relever que ce phénomène est encouragé par la passivité de certains élus locaux. « Il y a un programme d’éradication de l’habitat précaire qui est engagé et si on laisse faire nous ne pourrons jamais atteindre nos objectifs les habitants des sites recensés en 2005 seront relogés quant aux autres ils s’exposent à la loi dans toute sa rigueur. On ne peut pas tolérer ces agissements, dira-t-il. Le squat des assiettes relevant du domaine public et privé n’est pas un phénomène nouveau à Oran il y a quelques mois, des terrains ont été attaqués et « dépecés » de nuit à El Hammar dans la localité de Gdeyl ainsi qu’au douar Kharouba et douar Chorba dans la localité de Hassi Bounif note t-on.

N.Bentifour
Mercredi 30 Mars 2011 - 10:32
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