REFLEXION

ORAN : L’argent de la santé publique



ORAN : L’argent de la santé publique
Malgré ces efforts financiers considérables beaucoup craignent fort que la santé publique reste toujours cloîtrée au registre des insuffisances et de graves lacunes, liées souvent à des dérives persistantes dans la gestion des équipements et le fonctionnement des structures. Il y a un mois à peine de cela, le ministre de la santé avait insisté sur l’urgence de rationnaliser la gestion des hôpitaux. Il avait indiqué que le secteur de la santé dispose d’une dotation budgétaire conséquente de 280 milliards de dinars consacrés par le plan quinquennal 2010-2014. Et Oran a eu évidemment sa part. mais malgré ces efforts financiers considérables beaucoup craignent fort que la santé publique reste toujours cloîtrée au registre des insuffisances et de graves lacunes que l’on connait, des lacunes liées souvent non pas à un déficit en moyens et en matériels, mais à des dérives persistantes dans la gestion des équipements et le fonctionnement des structures. Abordant lui aussi la question comme tous ses prédécesseurs chargés du secteur, le ministre de la santé avait déclaré que « désormais les opérations d’acquisition de matériel médical seront soumises à des contrôles drastiques et centralisés… plus aucun marché ne sera accordé sans que je ne l’aie personnellement vérifié » avait-il notamment affirmé dans un communiqué. En exprimant ainsi sa volonté de centraliser les marchés d’achat d’équipements, le ministre avait donc tacitement mais clairement admis que les magouilles et les malversations restaient des pratiques plutôt courantes dans la gestion des établissements publics hospitaliers. Les pannes fréquentes d’appareils médicaux onéreux, le manque de réactifs et autres consommables, les ruptures de stock de vaccins et de certains médicaments et bien d’autres « anomalies » connues qui immobilisent parfois des blocs de chirurgie ou des services, ne traduisent au final que l’échec de la politique de santé publique programmée par un système en manque de rupture et de clairvoyance. A Oran, l’histoire des vaccins anti-polio devenus inutilisables reflète on ne peut mieux, le chaos qui sévit dans la gestion des moyens et le respect des règles de la chaine de froid. Le transport, la manipulation et l’entre posage des vaccins doivent obéir, on le sait à une procédure très stricte sinon ils perdent leurs propretés actives, et il suffit alors d’une coupure de courant ou d’une panne du frigo pour que les vaccins deviennent carrément inactifs. Produits périmés pour les uns, vaccins ayant « virés » car mal conservés. Selon d’autres chacun explique à sa manière, les raisons d’un gaspillage inouï qui pénalise les citoyens en attente. Et quand il s’agit d’expliquer à l’opinion publique les raisons de ces défaillances, chacun renvoie la responsabilité sur un autre ou refuse tout simplement de s’exprimer et de répondre aux légitimes questions des journalistes de la presse locale. Et tandis que les vaccins « virent » ou se périment, les ordures, les rats, les moustiques, les chiens, chats et autres animaux errant continuent d’infester les quartiers de la ville. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, en 2003 exactement, la peste, la vraie bien avant celle des années 45, frappait aux portes de la cité pour mettre, dans l’œil du cyclone, tous ceux qui ne cessent de nourrir la stérilité et la médiocrité dans la prise en charge des préoccupations collectives… aujourd’hui qu’est- ce qui empêcherait son retour ?

N. Bentifour
Dimanche 3 Octobre 2010 - 00:01
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