REFLEXION

ORAN : Hadj Saïd Arezki, chef sureté de la wilaya d’Oran

Le Général Hamel affirmait à la veille de novembre dernier, qu’il espérait « rajeunir le corps de police, mais aussi avoir des cadres qui ont de l'expérience ». Et avant cela, il avait remercié des cadres pour services rendus et nommé d’autres à diverses fonctions.



ORAN : Hadj Saïd Arezki, chef sureté de la wilaya d’Oran
La cinquantaine pas encore entamée, le chef de sureté de la wilaya d’Oran, l’homme qui se vit confier encore la tâche ardue de faire régner l’ordre et la sérénité par les citoyens de la wilaya d’Oran et le chef-lieu de wilaya en particulier ne se vit point concerné par le chamboulement des dernières nominations. Car il est jeune, expérimenté, instruit, cultivé et charismatique en plus. En novembre 2007, lors d’une rencontre où des vœux pour une Algérie meilleure entre bonne gens qui se congratulaient, se félicitaient et parfois s’enlaçaient, le directeur de Réflexion, un homme à l’œil expert, ne manqua par de faire une remarque pertinente sur le chef de sureté de la wilaya d’Oran : « C’est un homme de terrain qui respire l’intégrité et l’honnêteté ». Il n’avait aucunement tort si l’on poursuit l’homme qui ne dort pas tant que ne règne l’ordre public et se plaint le citoyen. M. Hadj Saïd Arezki, la cinquantaine pas encore entamée, a été nommé au poste de chef de sureté de la wilaya d’Oran après une carrière fulgurante. D’ailleurs les connaisseurs reconnaissent que c’est peu comme poste pour un homme qui a toujours été à la hauteur de la tâche que lui a « confié le peuple ».

C’est le langage de cet homme qui descend de ceux-là qui ont connu les affres de Bugeaud

Chez lui on traite de patrie, nation, peuple et d’Algérie. Le mektoub a fait que Hadj Saïd Arezki embrasse une carrière de policier après l’obtention d’une licence en droit, mais forcé par la volonté de l’individu, comme dirait Aboukacem Chabi, ce destin le vit toujours en major et le meilleur. Ce n’est pas de sa faute s’il a brillé partout où on l’a placé. « Si j’accepte une mission, c’est seulement pour l’accomplir. » Chose étonnante, il a toujours été le plus jeune dans toutes les fonctions qu’il occupa. Peut-être le secret de sa réussite, car être jeune c’est réfléchir jeune et moderne aussi. Homme de terrain, il a toujours eu le souci du bien-être de ses subordonnés. Et c’est ainsi qu’il marqua ceux-ci partout où il est allé rouler sa bosse. A Sétif, alors qu’il n’était qu’un jeunot de 25 ans, il coupa à ras l’herbe sous les pieds de ceux qui prétendaient que tout s’achète. Il était à la tête de la police judiciaire et en ces années-là de fin des 1980, les prémices d’un éclatement social étaient bien visibles.
Quand la « machine à tuer » se mit en branle, Hadj Saïd ne manqua pas de mettre son expérience au profit de la crème le sureté nationale : l’Onrb-l’office national de répression du banditisme qui deviendra plus tard l’office central de répression du banditisme- Scrb. Et là, il marqua ses éléments par la force des lois et des règlements -qu’il adule jusqu’au jour d’aujourd’hui- contre la bête immonde qui fit passer de vie à trépas pas moins de 200 000 innocents.

La bête qui cibla les intellectuels et policiers en premier lieu, les uns garant de l’intelligence d’un peuple et les autres de l’ordre public et la force de la loi.

Attentats en tous genres y compris dans les mosquées, embuscades à l’orée d’une forêt et au détour d’un pâté de maison, bombes devant les paliers des demeures de paisibles citoyens et sur les autoroutes, cadavres et affiches piégés… tel était le quotidien de Hadj Saïd et ses semblables en bleu. Pire encore. Des Algériens payaient pour l’engagement de leurs proches contre la vermine intégriste. Deux wilayas limitrophes connurent l’empreinte de Hadj Saïd : Tizi Ouzou et Bouira. Surement les mentalités ont dû changer pour s’adapter au nouveau chef. L’offensive est un choix dans la rigueur. Et à partir d’un portrait-robot, l’on démêle les affaires les plus scabreuses même si l’on se rase les sourcils et d’un corrupteur on fait forcément un coupable. L’intégrité est bien là. De la wilaya de Bouira, il se vit confier un poste fort sensible : les services de police du port d’Alger. Et de là, il rejoignit Oran où il est le dernier à dormir et le premier réveillé. A Oran, il sut faire gagner la confiance de la population par ses services grâce à la proximité et aussi par l’exemple qu’il donne à ses subordonnés, car on le voit partout. En plus de son comportement irréprochable qu’il affiche, il a mis au profit de ses collègues un grand paquet d’amour et des tonnes de savoir-faire. Si l’éducation à la maison bat de l’aile, il est bien normal que les délits augmentent et c’est ce déséquilibre entre la maison et la rue que vit la mégapole de l’ouest avec son million et demi d’habitants et dont les moyens humains laissent à désirer quoi que puisse aspirer le ministre de l’intérieur aux 200 000 éléments avant la fin 2011. Pour l’instant, Hadj Saïd fait du grand avec du peu. Ce n’est qu’un avis de citoyen qui a vu les moyens déployés dans d’autres pays pour contenir gérer leurs populations. Digne des personnages des romans policiers, Hadj Saïd Arezki, est appelé à consigner sa vie, sa carrière, ses aventures et aussi ses mésaventures pour les générations à venir, car viendra le jour où il cèdera son siège à un collègue. Il en est, dans sa sagesse, plus que conscient. Et l’on regrettera qu’une si grande école soit perdue sans laisser de traces.

Benatia
Lundi 8 Août 2011 - 10:33
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ACTUALITÉ
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